Devenus institution, ces séjours « raquettes » méritent un article sur ce blog, y compris lorsque , faute d’y avoir assisté, le rédacteur habituel n'est pas à même de le faire.

Vous lirez donc cette fois la prose d’Henri, notre hôte habituel pour ces vacances, par ailleurs pilote des sorties.

Les photos sont l'oeuvre de Annie.

Avant de vous livrer le texte de Henri, je voudrais exprimer une pensée à l’attention de ma plus fidèle lectrice qui souvent déposait un commentaire enrichissant.
Nous en serons privés dorénavant !
Adessias Momolotus…

1er Jour :

Le vallon du Fournel, tout près de l’Argentière, est aussi connu pour être le vallon des Chardons bleus qui, de juillet à août, font le bonheur des visiteurs.

Mais là, point de chardons mais une bonne neige fraîche qui nous conduira le long du torrent jusqu’au replat qui s’ouvre largement sur une vallée aux paysages sauvages.

L’usine hydroélectrique est la seule présence sur cette balade, personne pour faire la causette, de la beauté sauvage seulement.

2ème jour :

Au matin, pendant le petit déjeuner nous avons la visite surprise des biches, un petit cadeau du ciel.

Nous partons sur la route de l’Izoard, future grande étape du tour de France Cycliste, en juillet prochain, avec pour la 1ère fois l’arrivée en altitude. Nous avons choisi d’aller sur la gauche après Cerviéres, dans la vallée des Fonts.

Si nous avions fait, précédemment, la partie plate, cette année nous avions pour objectif d’aller vers la cabane des Douaniers.

Haut lieu du ski de fond et du ski de randonnée, tracé et payant, nous avons passé la guérite qui contrôle les forfaits puis traversé un petit village avec sa chapelle avant de nous aventurer sur un parcours sauvage et pentu.

A l’heure du repas, le groupe profita d’un chalet qui nous aurait même offert le couchage si besoin.

Mais le temps exceptionnel, nous incitait à profiter du soleil face au massif Italien tout proche, nous étions dans une cabane de douanier.

Une vue grandiose sur la vallée des fonts et des skieurs de randonnée en hors-piste qui descendaient des sommets sur une neige vierge et encore excellente.

Nous faisions aussi notre hors-piste au point d’avoir les poids lourds qui s’enfonçaient jusqu’à la taille. Grand moment de rigolade.

Au retour, moment de panique, la neige craquait bizarrement sous nos pieds, Dany sort son GPS pour lancer le cri de guerre, nous sommes sur les eaux !!

En effet, nous étions au-dessus d’un lac marécageux, il fallait absolument rejoindre les près invisibles sous la couverture blanche.

Le soir, autre surprise, des Généracois qui en vacances, nous rendent visite, voilà bien une bonne raison pour arroser cette rencontre d’autant plus qu’ils sont d’anciens Bartassaïres.

3ème jour :

Le Briançonnais est une plaque tournante ouvrant sur plusieurs vallées alors autant en profiter pour rejoindre la Clarée.

Arrivé à Névache, il faut laisser le véhicule, chausser les raquettes pour s’enfoncer dans cet écrin blanc.

Nous avons fait la montée au soleil pour peaufiner notre bronzage car avec 3 jours ensoleillés, les couleurs ne sont pas dues aux apéros.

Après la halte de midi et un bon repas, nous revenons par le côté droit de la Clarée, une rivière limpide, tortueuse, sautant quelques chutes aux cascades bouillonnantes.

Voilà un passage très technique qui nécessite la vigilance de tous, ici la chute serait fatale, le bain garanti.

L’occasion pour faire les dernières photos de ce superbe week-end.