Bartassages des bartassaïres

dimanche 31 janvier 2016

Brouzet

 

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Bonjour les lecteurs.
Ou bonsoir , selon l'heure de votre lecture ?

Papé Willy va ce soir deviser sur Brouzet lès Quissac.

Enfin, pas tout à fait de Brouzet les Quissac mais plutôt du circuit qui prenait naissance à Brouzet lès Quissac.

Notez qu’orthographiquement, il serait hautement préférable d’écrire Brouzet-lez-Quissac ! Les tirets pour bien montrer que c’est d’un nom qu’il s’agit.
Le lès pouvant se transformer en lez, l’accent glissant sur le s pour en faire un z.
L’accent installé là bien sûr pour éviter que lès, signifiant « près de », soit confondu avec les, le pluriel n’a rien à fiche ici.
Il n’y a qu’un Quissac.

Je vous dis ça mais je vous dis rien ; surtout qu’en marchant, ce matin, j’appris que dorénavant on pouvait s’asseoir sur l’ortografe. J’en reste tout ébaubi.
Nonobstant je profiterai du temps qui me sera accordé avant que je ne puisse plus, pour écrire comme je l’entends.
Au temps pour moi ; je vous emmerde ennuie avec mes jérémiades de vieux crouton sclérosé du bulbe, passons à la narration de la balade avec un seul l.

Brouzet-lès-Quissac est un petit village de Garrigues comme il en existe tant dans le Gard et l’Hérault. Il n’a rien de particulier ni d’original à présenter mais il faut bien partir de quelque part. Ce sera Brouzet-lès-Quissac.
Nous le quittons par un large chemin séparant vignes et olivettes, ondulant au gré des collines qui ne semblent pas se nommer puech d’après la toponymie de la carte. On parle plutôt de montagne… Ils se la pètent un peu dans le coin.

Si vous examinez la carte ci-dessus, suivez le trait vert dans le sens contre-horaire. Ca n’ondule vraiment pas beaucoup jusqu’à ce que nous atteignions Corconne, village à partir duquel on s’engage dans une gorge taillée dans le plateau. La ligne de changement de pente presque atteinte, le pont est là, curiosité géologique reliant les deux falaises encadrant le ravin.
Pourquoi du Hasard ?.... Ceux qui me lisent depuis des lustres (ça fait jamais que 2 que je tiens ce blog) se souviennent assurément de l’argumentaire que j’avais avancé alors. Développement jamais vérifié. Jamais contredit non plus, ce qui lui donne de la vraisemblance et puis si c’est écrit c’est que c’est vrai.
La marche est ici bien plus agréable, car le sentier franchit les obstacles, se faufile entre les bartas, il faut parfois mettre les mains, c’est plus plaisant que la route.
On rallie ensuite la chapelle qui fut un château dominant le village et la plaine. Très agréables points de vue vers l’est et le sud. Nous ne sommes pas bien haut mais on voit loin, très loin, mieux que la semaine dernière alors que nous stationnions bien plus haut à quelques encablures de là, sur l’Hortus.
Retour ensuite par la plaine sur un terrain très semblable à l’aller.

Rigolons un peu.
Regardez la forme du tracé… Vous voyez quoi ?
Moi je vois une tête de biou stylisée, voire plus trivialement un slip…

Merci encore Dany pour cette belle journée pendant laquelle nos poumons furent bien aérés par Mme la Tramontane.

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lundi 25 janvier 2016

L'Hortus

Comme le Saint Loup, son voisin d’en face, l’Hortus est un haut lieu de randos montpelliéraines. Pas difficile pour deux sous, offrant à chacun pour pas cher le sentiment d’être un haut montagnard grâce à l’à pic des falaises taillées au cordeau s’ouvrant jusqu’à perte de vue vers la garrigue, ses vignes et olivettes.
Malgré les pierres caillouteuses et les bartas buissonneux, nous croisâmes moult gens, isolés ou en groupe. Normal par une si belle journée.
Lorsqu’il fait vraiment beau, de là-haut on aperçoit la mer, les costières, la Camargue…
Cette année il fit beau, mais pas vers le sud, des entrées maritimes tapies sur les flots n’attendant qu’une chute de pression pour débarquer sur nos terres.
Nous ne pûmes donc qu’admirer les Cévennes aux crânes blanchis ; le Ventoux bien sûr mais aussi les Ecrins tout là-bas, deux doigts à gauche du maître venteux.

L’Hortus ; tout le monde connait ! Sinon, de Générac, en regardant le Pic St Loup vous apercevez sur sa droite (à son nord donc) de hautes falaises qui telles un mur,  lui font face. C’est ça !
Pour faire genre comme disent nos djeuns, se souvenir que ce nom peut désigner une enceinte, un enclos, voire un jardin clos (d’où horticulture…). L’image du mur n’est donc ni saute ni grenue.

C’est une rando déjà conduite plusieurs fois par le même cornac ; en févier 2012 la dernière. Il n’y a pourtant pas saturation… D’autant plus que nous innovâmes en modifiant le parcours par un changement de point départ, évitant ainsi les propriétaires fâcheux, voire hargneux qui, dit-on, tiraient à vue.
En tout état de cause une ravissante journée presque hivernale, période la mieux adaptée pour ce site.

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dimanche 17 janvier 2016

Saint Martin de Valgalgues

CaptureAh qu’il est bon de rechausser les brodequins en lieu et place des escarpins ou des mocassins selon ses goûts et ses usages.

Qu’il est bon de reprendre une direction connue vers une destination qui ne l’est pas, sinon par le cornac surtout lorsqu’il l’a reconnue.

Dany avait choisi un bout de Cévennes encore très garriguesque, sans schiste, ni grès, ni granit, juste du calcaire comme il sied dans une garrigue qui sait se tenir. C’est qu’il s’agissait de reprendre la marche abandonnée depuis de nombreuses semaines, remplacée par les victuailles de toutes sortes, boissons vigoureuses ou autres provendes responsables de un ou deux crans de ceinture.
Alors, il fallait quelque chose d’attirant, rien de rebutant surtout car l’engeance bartassaïresque est sensible. Il faut la ménager.
Distance raisonnable, dénivelé judicieux et adapté, chemin escarpé à dose contrôlée, tous les ingrédients étaient présents pour que ce départ 2016 soit une réussite. L’objectif est atteint.

C’est sur le territoire de  Saint Martin de Valgalgues que le circuit fut bouclé. Si jamais on le sut, on a oublié combien ce village, composé de quelques hameaux, fut riche alors que les mines tournaient à plein rendement . Il faut maintenant bien chercher pour en voir les vestiges bien moins visibles  que les bancèls dont beaucoup ont été déboisés, redonnant au décor un peu de ce qu’il était avant l’exode industriel du début du 20ème siècle.

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lundi 4 janvier 2016

Bonne année

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Les bartassaïres vous assurent de leurs voeux les plus francs pour l'accomplissement de vos desseins.

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dimanche 13 décembre 2015

Fort de Peccais

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Un fort, flanqué de bastions, qui n'a nulle connexité ni aucune ressemblance avec les fortifications de la ville, s'élève, non loin d'Aiguesmortes, au milieu des salines de Peccais.
Bâti pour la défense de ces salines, qui, dès les premiers temps avaient dû tenter la convoitise des pirates et celle des ennemis de l'intérieur, il fut reconstruit dans le seizième siècle toujours pour le même objet. Cédé depuis quelques temps par le département de la guerre à celui des finances, il est maintenant occupé par des douaniers, et il a conservé ainsi sa première destination[1].

Tel était notre objectif de la journée, une rando facile quoiqu'assez longue (nous frôlâmes les 20 kilos), l'occasion aussi de s'adonner à notre passe-temps favori, la marche, tout en essayant de comprendre notre Camargue Gardoise.
Sis sur le très ancien canal du Bourgidou, il a peut-être été creusé avant Saint Louis pour relier Aigues – Mortes à l'ancien Rhône dont l'ancien tracé, du temps où il n'était pas "petit" correspond peu ou prou à l'actuel canal de Sylvérial. Notez qu'il n'a été déclassé qu'en 1941, ce n'est pas si vieux.
Pour l'anecdote, notez également qu'il est situé sur la Commune de Saint Laurent d'Aigouze dont on oublie souvent le caractère presque exclusivement marécageux du territoire.

Bien ! Assez de culture, marchons!
Marchons d'un pas alerte car aucun dénivelé sournois ne nous attend, aucune roche à contourner ou grimper, aucun bartas auquel se déchirer les braies, nul…
C'est donc d'une sémillante allure que nous cheminâmes sur des pistes bien tracées au cœur des vignes ou sur la berge du canal. De longues lignes droites parfois cadencées d'une courbe légère. Rien que de très aisé.
Alors que l'on s'éloigne des remparts de la ville, les cultures laissent progressivement la place aux marais humides rayés de roubines. Tamaris et cannes de Provence, salicorne et sagne les bordent, empêchant le plus souvent les vues directes.Néanmoins, des flamands ; des hérons blanc, cendré et (peut-être) pourpré, moult sarcelles, des aigrettes aussi dont au moins une garzette ont bien voulu se montrer, de loin. Sur le retour enfin, un martin-pêcheur nous narguait en glissant au ras des eaux du canal, juste le temps de le fixer sur la pellicule (en bas à gauche de la photo). Peu de faune, pour celà il faut être à guet tôt le matin ou au coucher du soleil.

C'est terminé ! C'était la dernière séquence de rando organisée cette année, encore deux séances de nordique et 2015 sera close.
Doit –on vraiment crier : vivement 2016 ?



[1] Extrait de "histoire d'Aiguesmortes" par F.EM. DI PIETRO 1849.

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dimanche 6 décembre 2015

Boisset

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On nous a dit Anduze et ce fut le Boisset, mais y a pas d'entourloupe car c'est tout à côté.
Il m'aurait plu de vous parler d'Anduze, de son passé, son étymologie et toute ces choses qui font savant et permettent de se la péter un peu.
Mais j'ai rien trouvé !

Au Boisset est une maison de retraite cachée au bord du village grand comme un hameau.
Il est aussi un temple dont la réputation doit aller bien au-delà des limites communales tant il semble fréquenté car au moins 30 voitures étaient là, garées, alors que résonnaient les psaumes à notre arrivée. Il est vrai que nous sommes au cœur du protestantisme, Mialet et le musées du désert sont de l'autre côté de "la porte des Cévennes".

C'est à peu près tout ce qu'il y a au Boisset.
C'est sans doute pourquoi JCB, notre cornac du jour a décidé de nous en tenir éloigné.
A l'approche des fêtes, il est bon de s'entretenir mais pas de s'épuiser ; son choix s'est ainsi porté sur une courte mais agréable rando qui l'aurait été plus encore si maître soleil avait daigné pointer son nez.
A la place, de la brume qui mouille un peu, quelques timides éclaircies mais ni bise ni froidure, un temps idéal pour marcher et monter en direction de deux forts ruinés dont le premier domine la ville et commande la porte sus citée. Nous ne verrons ni l'une ni l'autre.
Pas grave, l'important aujourd'hui était de marcher ensemble en notant la volonté de M, malgré son handicap que nous souhaitons très provisoire.
Tient bon camarade.

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lundi 30 novembre 2015

Le pic d'Anjeau encore

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Le pic d'Anjeau !

Ceux qui ne l'avaient jamais grimpé en rêvaient.
S'agissant de la 3ème proposition de cette rando en sept ans, afin de ne pas lasser ceux qui la "connaissent" il paraissait engageant de choisir une autre voie d'accès, ne gardant pour la bonne bouche, le bon pied plutôt, que la seule partie "alpine", celle qu'il faut gravir à l'aide des mains, des fesses ou tout autre organe et appendice permettant la progression ou le freinage de chute.

Or donc, l'idée première était de partir de Gornies, dans l'Hérault, puis de suivre le ruisseau de Gassons jusqu'à une mine ruinée, avant de résolument s'engager plein nord sur l'ubac du serre formant les rochers de la Tude, le roc Castel et enfin le pic d'Anjeau.
Une reco épique en compagnie de Dany nous a convaincu du mal fondé de la chose. Bien trop de difficultés de progression, par la pente, certes, mais surtout à cause du lacis des ronces  et autres bartas entremêlés, véritables barrages végétaux que nous ne vainquîmes que grâce à notre abnégation, notre courage et notre volonté sans faille. Ce en toute humilité.
Et encore ne sont pas évoqués ici les passages à gué… Mais là n'est pas notre propos.

C'est donc à partir de Saint Laurent le Minier, dans le Gard, qu'il fut décidé de grimper. Sage décision ; le parcours, quoique pentu, reste régulier et progressif jusqu'au pied du "Pic", qui n'en est pas vraiment un pour qui a déjà regardé ceux qui portent ce nom dans les écrins. Mais pointu néanmoins.
Et pentu ! Tant et tant que le sentier, trace est préférable, non balisé sinue entre, autour ou dessus des roches chaotiques qu'il nous faut escalader tels les babouins alertes, nos cousins. Ici les bâtons sont inopportuns, heureusement que, fort à propos, de solides buis nous proposent leur tronc souple sévèrement enraciné pour les substituer.
Une petite heure de grimpette pour 240 m de dénivelé, satisfait au mieux nos amis las des DFCI et autres routelettes goudronnées qui sont le plus souvent notre lot dominical. Il en faut pour tous.
L'effort en vaut la chandelle ! Chandelle sans effet ici, d'une part parce qu'il fait grand jour mais surtout parce qu'il vente froid à décorner les cocus, spécimen inconnu dans notre troupe. Sur 360 ° la vue à est majestueuse, il serait vain de la décrire, z'aviez qu'à monter avec…

En principe, le cornac avait envisagé une pause repas à la Baraquette, jolie refuge abrité sur le chemin prévu. Seulement voilà ! La rejoindre implique de descendre quelques courts à pics dont l'un, difficile, a vu un bartassaïre renâcler. Il est vrai qu'il avait fêté son anniversaire de senior confirmé la veille au soir.
Inutile de prendre un quelconque risque, la décision de retour sur nos pas fut prise dans l'immédiat. Par un autre sentier que pour monter mais tout aussi escarpé, voire pire. Un passe-temps de cabri, pas mal de bartassage mais au final un réel bonheur.
La rentrée vers Saint-laurent via un itinéraire différent de la montée, quoique très agréable et variée ne mérite pas un long développement, sauf à noter l'épaisse couche de feuilles de châtaigniers masquant les nombreux cailloux traitres aux chevilles.

Merci à ceux qui sont allés au bout.

De ce texte !

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lundi 16 novembre 2015

Sant Florent sur Auzonnet

 

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Ah le bel été que nous avons là, ni trop chaud ni trop froid, tempéré quoi, comme il se doit un 15 novembre…
Les châtaigniers perdent leurs feuilles, pauvres végétaux qui se voient obligés de respecter quelques principes chronologiques simples alors que la sève court encore dans leurs veines chercher la photosynthèse au resplendissant soleil qui les réchauffe comme au plus beau printemps.
Ils en sont tout dévariés pécaïre, autant que nous le sommes aussi mais pour d'autres raisons plus tangibles qui n'ont pas lieu d'être affichées ici, d'autres supports s'en chargent. Nous nous devons de rester légers de peur de trop sombrer vers un populisme de comptoir à coup de yakafocon et autres cèleurfôteàheux. Vivons normalement, ne "les" considérons que pour ce qu'ils sont, des parasites de la plus basse espèce, néfastes certes, mais impuissants à nous courber.
Nul doute qu'ils en paieront le prix.

Des châtaigniers il y en a à Saint Florent sur Auzonet. Savez-vous que ce nom est récent ? Non ; je m'en doutais bande d'ignares, je l'ignorais moi-même il n'y pas deux minutes jusqu'à ce que Wikisaitout me glisse quelques renseignements dont celui que je vais vous narrer immédiatement ci-après.
On n'est pas sûr-sûr que Saint Florent ait jamais existé, Il s'agirait (notez le conditionnel) de la légende souvent entendue des jumeaux presque homonymes (ici Florian et Florent) dont l'un serait mort en souffrant le martyre, l'autre plus chanceux, ou pas, offrant sa vie au prosélytisme chrétien. Au cours de l'un de ses voyages il aurait rencontré une femme aveugle en pleurs. Son fils unique s'est noyé dans la Loire, toutes les tentatives pour le retrouver ont été vaines. Il demande alors aux pêcheurs qui se trouvaient là de jeter à nouveau les filets dans lesquels, oh surprise, ils remontent du fond l'enfant qui depuis trois jours n'était en fait qu'endormi. Tant qu'il y était, il termine son affaire en rendant la vue à sa mère.
Ben tien !

Tout ça est bien joli mais ne nous dit rien de la rando. Sachez qu'il s'agissait d'une rando cévenole, (St Florent est sis dans le site minier alésien) faites de montées et de descentes sous les chênes verts, les châtaigniers, et les pins. Une rando "de transition", ni trop longue ni trop difficile, au dénivelé raisonnable. Une rando pour tous.

Merci à notre gentil organisateur.

 

 

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