Bartassaïre un jour, bartassaïre toujours !

dimanche 2 août 2015

Vercors

Si le nom de Vercors sonne à nos oreilles comme synonyme de haut lieu de résistance, d'emblée on imagine un massif parfaitement identifié, tel le plateau bordé de hautes falaises que nous décrivait Conan Doyle dans "Le monde perdu". Qui fut un film aussi dont des réminiscences de scènes fantastiques me reviennent à l'esprit…
Preuve que je ne suis plus de première jeunesse !

Point de dinosaures sur ce haut plateau qui n'en est un qu'en apparence tant sa géologie est complexe ; faite de falaises, de crêtes, de vaux, de gorges, de dolines, de lapiaz, d'avens ou de grottes.
Son point dominant est le "Grand Veymont", sur l'arête calcaire d'un immense dragon couché, culminant à 2 341 mètres.

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Nous les atteindrons.

Vercors est d'ailleurs d'usage récent, il se limitait jusqu'au milieu du XXème siècle au canton de "La Chapelle en Vercors". C'est de là que nous rayonnerons à partir d'une auberge isolée, seule habitation du col de Carri.

Si primitivement, l'idée était de boucler un "tour du Vercors" en transitant d'un refuge à un gîte, d'un gîte à hôtel, d'un hôtel à un refuge, inversement et vice et versa… l'absence de système cohérent ressemblant à ceux qu'on trouve en Queyras ou dans les Ecrins nous a rebutée.
C'est donc à partir d'un point central que nous partions chaque matin vers un nouveau départ. Cinq randos en cinq jours, réparties sur divers sites variés, de facile à assez difficile, la plus longue étant celle au dénivelé le plus prononcé.
Pas nouvelle certes, cette façon de faire a ses avantages, on n'est pas obligé de se coltiner tout son bagage toute la journée, seul le besoin remplit le sac, le reste restant au gîte. On n'est donc pas limité en poids ou en volume.

Se furent de belles randos, les photos en témoignent.
Sans être transcendant, le gîte était accueillant et propre, les parties de pétanque enlevées, les rafraichissements vitaminés… Nous étions aussi libres que les chamois croisés à foison sur le Veymont… Que chercher de plus ?
Alors pourquoi ce sentiment d'inachevé ?

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dimanche 28 juin 2015

Lever de soleil et autres trucs...

Le caractère quotidien du lever de soleil passe quasi inaperçu aux "civilisés" que nous sommes, façonnés par l'électricité et tous les dispositifs qu'elle entraine, modelant notre vie au gré de nos besoins réels ou supposés, ataviques ou générés, nécessaires ou accessoires.

Que ce soit un truisme ne change rien à l'affaire !

Bref ; il fut décidé d'aller voir sur place comment la chose se faisait.

On dit que le soleil se lève à l'est.
On le dit, c'est sans doute vrai les jours de solstice, soit deux fois par an, mais en ce début d'été, ses premiers rais pointent au nord-est, évidence dont beaucoup se moquent qui méritait pourtant d'être précisée.
Au risque de regarder dans la mauvaise direction.
Non mais, on n'est pas si cons…

Or donc, avant l'aurore, les bartassaïres et leurs invités[1] se réunirent pour marcher nuitamment en direction du sommet sud du puech du Moulin à Vent. Là s'ouvre sur plus de 300 ° un large panorama dominant la Camargue.
Nuitamment est un adverbe que l'on n'utilise pas chaque jour, je me fais un plaisir de vous le livrer tout frais quoique son emploi soit ici superfétatoire pire, fallacieux, car bien avant que notre astre ne se montre, le ciel s'allume pour éclairer notre chemin. Ce fut donc une marche nocturne en plein jour.

Vous l'aurez compris, le thème n'était qu'un prétexte pour se retrouver une dernière fois en cette fin de semestre chiche en sorties pour des raisons indépendantes de nos souhaits, maigre aussi en participations à cause des circonstances, des motivations et des volontés individuelles. Les aléas ne se planifient pas.
Ce blog va donc jeûner plus encore pendant l'été, vous aurez à lire quelque chose au début du mois d'août après le retour d'un séjour vertacomirien que nous escomptons ensoleillé, riche de camaraderie, voire d'amitié plus encore affirmée.

Les bartassaïres peinent mais ne se rendent pas.



[1] Ils étaient 1 ! Néanmoins le "s" fait volume et octroie de l'importance.

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mardi 19 mai 2015

Mont Lozère

Connue et appréciée par ceux d'entre nous qui l'avaient organisée et réalisée pour leur propre plaisir estival, cette sortie printanière nous fut proposée par le tandem diabolique qu'il est inutile de nommer.
Une partie s'est occupée du tracé, dans un secteur qu'elle connait bien, l'autre de la logistique.
Un peu d'imagination, de la solidité et de la persévérance sont le gage de la réussite de ces pérégrinations vagabondes. Aucun n'en manque, ce fut un succès.

Le descriptif de l'annonce étant suffisamment précis, chaque participant savait par avance ce qui l'attendait ; à savoir trois jours de marche en Cévennes, de la moyenne montagne.
Certains bartassaïres ont vu là l'opportunité de se tester sur autre chose que nos sorties dominicales sans lendemain, de connaitre le vivre-ensemble nuit et jour et inversement, de constater la douleur qui s'installe, parfois, faute d'entrainement ou à un sac mal adapté ou à un bobo mal soigné…
De prendre plaisir à partager un regard, admirer un site avec une personne qui apprécie elle aussi cet instant d'harmonie, à demander qui sait le nom de cette fleur au bord du chemin, à écouter les réponses ou même répondre si l'on sait ou croit savoir… En un mot faire équipe.
Pour quatre jours.
Alors écoutez-moi braves gens, ça s'est très bien passé ! Personne ne s'est foutu sur la gueule, jamais une voix ne s'est élevée à l'encontre d'une autre, une réussite. Quatre jours à moins de 150 km de chez nous pour un dépaysement si absolu qu'en fin l'un des équipiers a dit, j'ai l'impression d'être parti un mois ou plus.
Et c'était vrai ! Oui ; vrai selon notre vérité car tous savons ce qu'elle est.  Certes, on peut s'interroger dès lors qu'on admet qu'elle peut ne pas être celle d'un autre, mais alors elle ne serait plus car la vérité est certitude, il ne peut y avoir interrogation, l'interrogation c'est le doute[1] !

Essayons de décrire…
Nous arrivâmes à Villefort dispersés car il fallut mettre en place le futur système de navettes de nos voitures, les points de départ et d'arrivée n'étant pas confondus. De plus certains retenus par d'autres engagements n'ont pu nous rejoindre qu'en soirée.
Partis le matin, l'après-midi était disponible pour s'adonner à toute activité. Un premier pique-nique pris au bord du lac, puis diffraction en deux groupes, l'un pour une mise en jambe autour du lac, l'autre pour une via ferrata, conduite par celui qui nous en a donné le goût. Pas à tous, quatre seulement se sont lancés.
Ce n'est pas difficile, c'est très sécurisé, il n'y a aucun danger dès lors qu'on ne souffre pas d'acrophobie. Ça nous donne l'impression, l'impression seulement, d'être un as de la grimpette alors qu'il n'y a qu'à monter l'escalier.
Le lendemain, onze bartassaïres prirent sous un ciel bas la direction de Cubières en deux groupes distincts séparant filles et garçons. Partis plus tard de plus loin, ces derniers ne rejoignirent les premières que pour la halte repas au cours de laquelle survinrent les premières gouttelettes bruineuses emportées par le vent. Elles nous suivirent jusqu'au terme de l'étape, leurs grandes sœurs mouillantes ont eu la grâce de ne se précipiter qu'au moment où nous franchissions la porte de l'auberge-café-restaurant-hôtel qui nos accueillait ce soir.
Remarquable de qualité et de coût modéré dans un village de moins de 200 habitants. Je tiens l'adresse disponible à qui la voudrait[2].

Un lendemain bon pour le teint, ce deuxième jour s'amorçant sous la brume, puis les nuages au fur et à mesure de l'ascension jusqu'au sommet du Fignels (1699 m) plus haut que le Cassini ; au contraire de ce qu'affirmait un membre toujours très sûr de lui.
La descente vers le Pont de Montvert s'effectuera sous un ciel de plus en plus clément, pour être franchement ensoleillé au moment du rafraichissement, institutionnel mais non statutaire, en terrasse de café au bord du Tarn.

Après une nuit en gîte et couverts, la dernière journée nous vit accompagner le Tarn jusqu'à ses sources. De la montée aussi, mais régulière au cœur de paysages jamais semblables mêlant les verts sombres des forêts à celui plus tendre des pâtures voire carrément flashy des jeunes pousses, aux  jaunes soutenus des genêts tapissant de larges flancs des montagnes dénudées, moquettes rayées des murs de pierres granitiques ou schisteuses enclosant champs que plus personne n'entretient.
Selon l'instant on pouvait se voir dans la toundra ou s'imaginer dans une profonde forêt canadienne quand ce n'était pas au milieu d'un désert péruvien…
La vérité si je mens…



[1] On peut en discuter, toute personne qui le souhaiterait organisera un apéro-débat-dînatoire chez elle.

[2] Je verrai aussi ainsi si je suis lu…

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mardi 24 mars 2015

Raquettes 2015

Chaque hiver on le fait, on randonne en raquettes
A nos rythmes pesants sur un terrain factice
Qui, si le temps s'y prête sous les meilleurs auspices
Nous impose l'effort et mouille nos casquettes.

On chausse des raquettes pour marcher dans la neige
Il faut donc en trouver et pour ça faut bouger.
Notez que c'est le but, y a pas de télésiège
Ni route ni maison juste quelques sentiers
Sinuant sous les pins, les bouleaux, les mélèzes
Arpentant au plus court mais nous sommes balaises.

Partis de la Clarée nous montâmes à Granon
Un quignon de village de quelques cabanons
Sis à 2000 m au fond d'un beau vallon.
De retour par ailleurs on perdit les jalons !
Sur nos traces laissées il fallut retourner
Rechercher pour rentrer le chemin de l'aller.

De la Clarée toujours, nous visons Saint Michel
Sa chapelle dédiée est au creux du vallon
Du Vallon… c'est bizarre mais c'est vraiment son nom.
Elle est toujours ouverte même aux romanichels
Ce qui est bienvenu car ainsi à l'abri
Nous déjeunâmes au sec appuyés sur l'autel.
Nomades dans l'esprit nous jouons aux cabris
En colonne groupée nous sommes le cheptel.

Le dernier jour, tranquille, comme pour un dessert
On grimpa vers les Combes bien à l'abri du Serre
Juste un aller-retour pour garder le pied vert
Avant de redescendre vers nos coins découverts.

C'est fini pour l'année ; on promet cependant
D'y retourner parfois si nos hôtes charmants
L'acceptent de nouveau, se montrent accommodants
Jamais un bartassaïre n'est vu incommodant.

 

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lundi 2 mars 2015

Cirque du bout du monde

" Les femmes sont plus courageuses que les hommes !"
C'est souvent dit comme sont dites les choses, sans conviction. Les mecs surtout ne le croient pas vraiment ; leur bouche parle, commandée par leur cerveau mais au fond, tout au fond, là où se cache le crocodile primitif que tous avons dans nos abysses crâniennes, ils le réfutent !
Pour la plupart.
Eh bien mon bonhomme, ça se vérifie encore aujourd'hui les bartassaïres étaient toutes des bartassaïres. Pas nombreuses, certes mais celle qui ont pu se libérer étaient là.
Merci les belles, sans vous il n'y aurait pas eu de rando ce beau premier dimanche de mars.

La pluie menaçante dut être la cause de quelques défections alors que, comme le prévoyait madame météo il n'a pas plu.
Il n'a pas fait beau pour autant ; la brume épaisse humectait branches et feuilles, se condensant jusqu'à former une goutte qui plique-ploquait alors vers le bas sous l'apparence de la pluie. Un genre de crachin canada dry, mais mouillé…
Rien qui nous empêchât de marcher ! C'est notre destin, notre seul dessein, dommage que les superbes vues vantées par le topo se limitèrent le plus souvent à un voile grisâtre.
Joli mais grisâtre.

Cette rando est superbe ! Vraiment ! Certes les côtes grimpent, les chemins ne sont pas toujours aussi aisés que le laisse entendre le descriptif, quelques gours creusés par les rieux torrentueux n'étaient pas signalés mais rien de rédhibitoire, le niveau moyen reste celui requis.
La longue traversée du cirque, presque à l'horizontale sur un doux tapis d'aiguilles de pin est un enchantement.
Elle méritera une seconde chance, pas tout de suite mais dans un an ou deux si nous existons encore.

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lundi 23 février 2015

Combe oubliée

L'essayer c'est l'adopter, c'est un slogan, pas un dicton bien qu'il en ait l'apparence, suffisamment sans doute pour tromper notre future (ex ?) nouvelle bartassaïre venue faire un tour "pour voir" comme le prévoient nos statuts !...
Elle est venue parce que, disait elle, elle n'aime pas les rando pépères. Elle veut que ça monte...
Eh ben, elle a été servie ! Explosée de fatigue à l'arrivée ; saluons sa détermination et souhaitons lui de revenir encore une fois car seul un bon aguerrissement lui permettra d'aborder les difficultés, pourtant bien modestes, de nos randos dominicaines dominicales.
Tu seras la bienvenue A. dès ton retour de cure…

La fiche disait "randonneur confirmé". Précision nécessaire devant le relief haché proposé, mais sans aller jusqu'à "montagnard" néanmoins car seules quelques difficultés techniques méritaient des précisions oubliées. Il fallut parfois mettre les mains pour monter, quelques descentes réclamaient du maintien et de la prestance, choses dont aucun de nous ne manque.

A., notre cornac du jour, avait sous-traité la sortie auprès de son vieux copain H. que beaucoup connaissent pour nous avoir accompagnés deux ou trois fois déjà. Non bartassaïre, l'histoire retiendra qu'il était là par hasard.
Grand maître des garrigues poulxoises il a su trouver un circuit mêlant tous les atouts et attraits du maquis de nos collines calcaires, frôlant parfois la caricature à force de cistes, yeuses, lapiaz, falaises, grottes, buis, immortelles fleuries… le tout arrosé de vues inédites ; le Ventoux dans l'axe des gorges du gardon par exemple alors que ces deux géants de la rando ont été mille fois photographiés par chacun de nous.
De beaux souvenirs que le Mistral prégnant n'aura pas réussi à souffler.

Les photos parlant mieux que ces verbiages embrouillés, jetez vous sur l'album joint, savourez et commentez. Quelques photos sont de A.

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lundi 9 février 2015

La Gardiole

Il pourrait être comparé à notre Costière ! Comme elle il domine les étangs littoraux mais bien plus près de la mer, comme elle il n'est pas très élevé mais quelques 10aines de m de plus s'imposent, comme elle il est couvert de kermès, yeuses, pins maritimes, térébinthes, arbousiers, cades, cistes, buis, jasmin et autre plantes aromatiques impossible à toutes énumérer… Néanmoins le sol calcaire, les lapiazs, les pierres plates qui crissent sous la semelle l'en diffèrent notablement. C'est pareil mais pas identique.

Le départ est donné de l'abbaye de St Félix ; ce qu'il en reste du moins. Les passagers[1] automobilistiques de l'A9 ont sans doute déjà remarqué ce bâtiment blanc-gris incongru au milieu de la garrigue sur lequel s'affiche une assez jolie rose ouverte aux vents. Ce lien http://www.saintfelix-abbaye.fr/3-histoire.htm vous permettra d'en savoir plus si vous le souhaitez. Ne nous étendons pas, ce n'est pour nous qu'un parc où garer les autos.

Si le tracé ressemble beaucoup à ce qu'on attend d'une marche en garrigues, notons qu'il se caractérise surtout par des montées qui grimpent et des descentes qui dévalent, le tout en s'appuyant au mieux sur des plaques calcaires brisées en cailloux de tailles diverses, vous savez ces sortes de plaques fines grisâtres aux arrêtes coupantes qui glissent les unes sur les autres… Reconnaissons que ça peut être difficile, voire douloureux pour ceux d'entre nous qui, bien que toujours jeunes, accordent à leurs genoux de se plaindre lorsqu'il faut à la fois assurer l'équilibre et arpenter les marches inégales et formées que les vététistes survolent en lançant un aimable bonjour au passage.
Parfois une forme fossilisée apparait, nous rappelant que nous sommes sur ce qui fut le fond de l'océan.

C'est un soupçon difficile mais c'est superbe. Les vues surtout.
D'abord Sète et l'étang de Thau dont nous discernerons mieux les parcs le soir. Puis, en remontant vers le nord-est, le cordon littoral isolant les étangs, Frontignan, Vic… ensuite, en montant sur le plateau, l'ensemble du golfe d'Aigues-Mortes, jusqu'à la pointe de l'Espiguette derrière laquelle s'étend la Camargue.
Le vent prégnant valse nos phéromones, le moins est d'affirmer qu'on ne sent ni le gaz ni la sueur.



[1] Les conducteurs regardent la route.

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lundi 26 janvier 2015

Roc de la Vigne

Il fait beau, mais pas chaud, la vie brille comme un vieux néon, aussitôt qu'on enfile nos chaussures et bâtons - on.
Ce pourrait être un début de chanson, celle des bartassaïres tous guillerets de rechausser leurs brodequins pour arpenter les monts de mères vieilles.

Aujourd'hui, rendez-vous au bord de l'Hérault, ce fleuve né dans le Gard dont nous avons bien voulu accorder au département vassal voisin d'user de son nom.
Pourquoi Hérault me direz vous ? Qu'est-ce que j'en sais moi, nos illustres savants se crêpent un peu la tonsure à ce sujet, d'aucun affirmant qu'il viendrait du latin Arauris, "contenant de l'or" comme Vallauris, d'autres assurent que Arauris serait un mot Gaulois évolué vers l'occitan Eraur, francisé en ault… A vous de voir, de mon côté je m'en tape ; en revanche je suis preneur de toute autre définition qui puisse alimenter un prochain article à meubler.

Néanmoins me direz-vous derechef, pourquoi évoques-tu l'Hérault alors qu'on s'est avalée une belle montée ? Les fleuves, en général, sont vers le bas du haut, pas l'inverse…
Je sais bien ; mais ce parcours nous l'avions déjà parcouru en 2009 (P…ain ce blog est vieux), il avait alors fait l'objet d'un post que vous avez, je n'en doute pas, bien conservé au chaud dans votre articlothèque personnelle, je vais pas recommencer à décrire la montée ferme et régulière par les combes de Malafosse et de la Blande, la sente au cœur d'une forêt de pins de Salzmann, l'époustouflante vue à 720° en tournant deux fois sur soi-même, avec vues sur les Cévennes enneigées, la mer Méditerranée, les Pyrénées devinées et partout tout autour, la Garrigue verte et déserte dont les yeuses cachent le sol travaillé par nos ancêtres malgré le calcaire récalcitrant.
Faut dire qu'on est haut ! Plein est, le Pic Saint Loup et l'Hortus se la pètent en se détachant majestueusement au-dessus des collinettes qui les ceignent. Eh bien, ce premier devrait pas, car il est riquiqui au regard des 709 m du Roc de La Vigne, lui n'atteint qu'à peine 658 m… On parle toujours de lui, sa forme aurait été à l'origine du nom du golfe du Lion, mais le patron dans le coin c'est : le Saint Baudille avec 848 m.
Y a plus qu'à redescendre par un sentier casse-cheville, re-passer devant le hameau de l'Estagnol, découvrir en s'égarant de quelques mètres, un superbe puits naturel couvert flanqué d'une lavogne remarquable, traces s'il en est d'une vie agraire affirmée.
Superbe journée, bien aérée, j'en reprendrai bien un peu.

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