Les hardis bartassaïres

mardi 24 mars 2015

Raquettes 2015

Chaque hiver on le fait, on randonne en raquettes
A nos rythmes pesants sur un terrain factice
Qui, si le temps s'y prête sous les meilleurs auspices
Nous impose l'effort et mouille nos casquettes.

On chausse des raquettes pour marcher dans la neige
Il faut donc en trouver et pour ça faut bouger.
Notez que c'est le but, y a pas de télésiège
Ni route ni maison juste quelques sentiers
Sinuant sous les pins, les bouleaux, les mélèzes
Arpentant au plus court mais nous sommes balaises.

Partis de la Clarée nous montâmes à Granon
Un quignon de village de quelques cabanons
Sis à 2000 m au fond d'un beau vallon.
De retour par ailleurs on perdit les jalons !
Sur nos traces laissées il fallut retourner
Rechercher pour rentrer le chemin de l'aller.

De la Clarée toujours, nous visons Saint Michel
Sa chapelle dédiée est au creux du vallon
Du Vallon… c'est bizarre mais c'est vraiment son nom.
Elle est toujours ouverte même aux romanichels
Ce qui est bienvenu car ainsi à l'abri
Nous déjeunâmes au sec appuyés sur l'autel.
Nomades dans l'esprit nous jouons aux cabris
En colonne groupée nous sommes le cheptel.

Le dernier jour, tranquille, comme pour un dessert
On grimpa vers les Combes bien à l'abri du Serre
Juste un aller-retour pour garder le pied vert
Avant de redescendre vers nos coins découverts.

C'est fini pour l'année ; on promet cependant
D'y retourner parfois si nos hôtes charmants
L'acceptent de nouveau, se montrent accommodants
Jamais un bartassaïre n'est vu incommodant.

 

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lundi 2 mars 2015

Cirque du bout du monde

" Les femmes sont plus courageuses que les hommes !"
C'est souvent dit comme sont dites les choses, sans conviction. Les mecs surtout ne le croient pas vraiment ; leur bouche parle, commandée par leur cerveau mais au fond, tout au fond, là où se cache le crocodile primitif que tous avons dans nos abysses crâniennes, ils le réfutent !
Pour la plupart.
Eh bien mon bonhomme, ça se vérifie encore aujourd'hui les bartassaïres étaient toutes des bartassaïres. Pas nombreuses, certes mais celle qui ont pu se libérer étaient là.
Merci les belles, sans vous il n'y aurait pas eu de rando ce beau premier dimanche de mars.

La pluie menaçante dut être la cause de quelques défections alors que, comme le prévoyait madame météo il n'a pas plu.
Il n'a pas fait beau pour autant ; la brume épaisse humectait branches et feuilles, se condensant jusqu'à former une goutte qui plique-ploquait alors vers le bas sous l'apparence de la pluie. Un genre de crachin canada dry, mais mouillé…
Rien qui nous empêchât de marcher ! C'est notre destin, notre seul dessein, dommage que les superbes vues vantées par le topo se limitèrent le plus souvent à un voile grisâtre.
Joli mais grisâtre.

Cette rando est superbe ! Vraiment ! Certes les côtes grimpent, les chemins ne sont pas toujours aussi aisés que le laisse entendre le descriptif, quelques gours creusés par les rieux torrentueux n'étaient pas signalés mais rien de rédhibitoire, le niveau moyen reste celui requis.
La longue traversée du cirque, presque à l'horizontale sur un doux tapis d'aiguilles de pin est un enchantement.
Elle méritera une seconde chance, pas tout de suite mais dans un an ou deux si nous existons encore.

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lundi 23 février 2015

Combe oubliée

L'essayer c'est l'adopter, c'est un slogan, pas un dicton bien qu'il en ait l'apparence, suffisamment sans doute pour tromper notre future (ex ?) nouvelle bartassaïre venue faire un tour "pour voir" comme le prévoient nos statuts !...
Elle est venue parce que, disait elle, elle n'aime pas les rando pépères. Elle veut que ça monte...
Eh ben, elle a été servie ! Explosée de fatigue à l'arrivée ; saluons sa détermination et souhaitons lui de revenir encore une fois car seul un bon aguerrissement lui permettra d'aborder les difficultés, pourtant bien modestes, de nos randos dominicaines dominicales.
Tu seras la bienvenue A. dès ton retour de cure…

La fiche disait "randonneur confirmé". Précision nécessaire devant le relief haché proposé, mais sans aller jusqu'à "montagnard" néanmoins car seules quelques difficultés techniques méritaient des précisions oubliées. Il fallut parfois mettre les mains pour monter, quelques descentes réclamaient du maintien et de la prestance, choses dont aucun de nous ne manque.

A., notre cornac du jour, avait sous-traité la sortie auprès de son vieux copain H. que beaucoup connaissent pour nous avoir accompagnés deux ou trois fois déjà. Non bartassaïre, l'histoire retiendra qu'il était là par hasard.
Grand maître des garrigues poulxoises il a su trouver un circuit mêlant tous les atouts et attraits du maquis de nos collines calcaires, frôlant parfois la caricature à force de cistes, yeuses, lapiaz, falaises, grottes, buis, immortelles fleuries… le tout arrosé de vues inédites ; le Ventoux dans l'axe des gorges du gardon par exemple alors que ces deux géants de la rando ont été mille fois photographiés par chacun de nous.
De beaux souvenirs que le Mistral prégnant n'aura pas réussi à souffler.

Les photos parlant mieux que ces verbiages embrouillés, jetez vous sur l'album joint, savourez et commentez. Quelques photos sont de A.

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lundi 9 février 2015

La Gardiole

Il pourrait être comparé à notre Costière ! Comme elle il domine les étangs littoraux mais bien plus près de la mer, comme elle il n'est pas très élevé mais quelques 10aines de m de plus s'imposent, comme elle il est couvert de kermès, yeuses, pins maritimes, térébinthes, arbousiers, cades, cistes, buis, jasmin et autre plantes aromatiques impossible à toutes énumérer… Néanmoins le sol calcaire, les lapiazs, les pierres plates qui crissent sous la semelle l'en diffèrent notablement. C'est pareil mais pas identique.

Le départ est donné de l'abbaye de St Félix ; ce qu'il en reste du moins. Les passagers[1] automobilistiques de l'A9 ont sans doute déjà remarqué ce bâtiment blanc-gris incongru au milieu de la garrigue sur lequel s'affiche une assez jolie rose ouverte aux vents. Ce lien http://www.saintfelix-abbaye.fr/3-histoire.htm vous permettra d'en savoir plus si vous le souhaitez. Ne nous étendons pas, ce n'est pour nous qu'un parc où garer les autos.

Si le tracé ressemble beaucoup à ce qu'on attend d'une marche en garrigues, notons qu'il se caractérise surtout par des montées qui grimpent et des descentes qui dévalent, le tout en s'appuyant au mieux sur des plaques calcaires brisées en cailloux de tailles diverses, vous savez ces sortes de plaques fines grisâtres aux arrêtes coupantes qui glissent les unes sur les autres… Reconnaissons que ça peut être difficile, voire douloureux pour ceux d'entre nous qui, bien que toujours jeunes, accordent à leurs genoux de se plaindre lorsqu'il faut à la fois assurer l'équilibre et arpenter les marches inégales et formées que les vététistes survolent en lançant un aimable bonjour au passage.
Parfois une forme fossilisée apparait, nous rappelant que nous sommes sur ce qui fut le fond de l'océan.

C'est un soupçon difficile mais c'est superbe. Les vues surtout.
D'abord Sète et l'étang de Thau dont nous discernerons mieux les parcs le soir. Puis, en remontant vers le nord-est, le cordon littoral isolant les étangs, Frontignan, Vic… ensuite, en montant sur le plateau, l'ensemble du golfe d'Aigues-Mortes, jusqu'à la pointe de l'Espiguette derrière laquelle s'étend la Camargue.
Le vent prégnant valse nos phéromones, le moins est d'affirmer qu'on ne sent ni le gaz ni la sueur.



[1] Les conducteurs regardent la route.

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lundi 26 janvier 2015

Roc de la Vigne

Il fait beau, mais pas chaud, la vie brille comme un vieux néon, aussitôt qu'on enfile nos chaussures et bâtons - on.
Ce pourrait être un début de chanson, celle des bartassaïres tous guillerets de rechausser leurs brodequins pour arpenter les monts de mères vieilles.

Aujourd'hui, rendez-vous au bord de l'Hérault, ce fleuve né dans le Gard dont nous avons bien voulu accorder au département vassal voisin d'user de son nom.
Pourquoi Hérault me direz vous ? Qu'est-ce que j'en sais moi, nos illustres savants se crêpent un peu la tonsure à ce sujet, d'aucun affirmant qu'il viendrait du latin Arauris, "contenant de l'or" comme Vallauris, d'autres assurent que Arauris serait un mot Gaulois évolué vers l'occitan Eraur, francisé en ault… A vous de voir, de mon côté je m'en tape ; en revanche je suis preneur de toute autre définition qui puisse alimenter un prochain article à meubler.

Néanmoins me direz-vous derechef, pourquoi évoques-tu l'Hérault alors qu'on s'est avalée une belle montée ? Les fleuves, en général, sont vers le bas du haut, pas l'inverse…
Je sais bien ; mais ce parcours nous l'avions déjà parcouru en 2009 (P…ain ce blog est vieux), il avait alors fait l'objet d'un post que vous avez, je n'en doute pas, bien conservé au chaud dans votre articlothèque personnelle, je vais pas recommencer à décrire la montée ferme et régulière par les combes de Malafosse et de la Blande, la sente au cœur d'une forêt de pins de Salzmann, l'époustouflante vue à 720° en tournant deux fois sur soi-même, avec vues sur les Cévennes enneigées, la mer Méditerranée, les Pyrénées devinées et partout tout autour, la Garrigue verte et déserte dont les yeuses cachent le sol travaillé par nos ancêtres malgré le calcaire récalcitrant.
Faut dire qu'on est haut ! Plein est, le Pic Saint Loup et l'Hortus se la pètent en se détachant majestueusement au-dessus des collinettes qui les ceignent. Eh bien, ce premier devrait pas, car il est riquiqui au regard des 709 m du Roc de La Vigne, lui n'atteint qu'à peine 658 m… On parle toujours de lui, sa forme aurait été à l'origine du nom du golfe du Lion, mais le patron dans le coin c'est : le Saint Baudille avec 848 m.
Y a plus qu'à redescendre par un sentier casse-cheville, re-passer devant le hameau de l'Estagnol, découvrir en s'égarant de quelques mètres, un superbe puits naturel couvert flanqué d'une lavogne remarquable, traces s'il en est d'une vie agraire affirmée.
Superbe journée, bien aérée, j'en reprendrai bien un peu.

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dimanche 18 janvier 2015

Saint Micisse

Saint Micisse ! Ne cherchez pas vous ne trouverez personne de ce prénom et pourtant une croix lui est dédiée sur une falaise dominant le fleuve Hérault, à proximité de l'église consacrée à Saint Vincentian (je déconne pas) en ruine. L'église pas le saint, quoique avec un prénom pareil ce ne doit pas être facile de durer.

Les hasards de la curiosité m'ont conduit à comparer deux cartes du même éditeur dont l'une a 10 ans ou plus. La plus ancienne ne mentionne qu'une abbaye ruinée sans nom, Saint Micissse n'étant que celui du massif sur lequel nous trainâmes nos brodequins ce jour. Sans doute encore un coup de l'office de tourisme pour faire genre comme disent les plus jeunes que nous.

Nonobstant ces remarques acerbes, le parcours retenu par notre camarade M. méritait bien plus que le seul cœur attribué sur le barème du rédacteur du topo.
Très sincèrement, c'est la rando idéale pour l'hiver, à savoir : pas trop loin, pas trop longue, pas trop difficile, très variée dans les natures de terrain quoique toujours karstique, des côtes, des rochers à enjamber, quelques passages aériens sans vrai danger, des grottes, des passages semblant creusés à flanc de falaise, le genre que j'aime.
J'en ai la chyle qui se trouble.

Nous étions déjà venus dans ce secteur en 2014 lors d'une sortie plus longue organisée par le club de marche de Ganges. Au printemps. Sincèrement le parcours fut alors moins attrayant, sans doute pour éviter tout risque et ouvrir le circuit au plus grand nombre.

La semaine prochaine, nous serons plus en aval, du même côté du fleuve, on ne sera pas dépaysés…

Un peu de savoir ne peut faire de mal, toujours au hasard de recherches, j'ai trouvé ce texte qui semble montrer que le petit village que nous avons traversé soit de fait un haut lieu du moyen âge. Vous en faites ce que vous voulez, voici le texte.
Noter : je n'écris pas "qui le prouve", c'est un texte.

Il faut noter qu’Agones est peut-être un des premiers sites évangélisés.
En effet il possède deux églises soit : Saint Saturnin qui est l'église paroissiale actuelle.

Sous ce patronage, cette église romane est citée en 958 d'après les informations données par l'abbé Giry (son clocher a été démoli en 1562, par les protestants.)
Sur la montagne (St Micisse) qui surplombe le village, se trouve « Saint Vincentian » un prieuré qui dépendait du chapitre de Maguelone. Il est cité en 926 et 929 par le cartulaire[1] de Géllone.
Construite sur les vestiges d’un oppidum gallo-romain, elle daterait de l'époque carolingienne ou même wisigothique (un prieuré du chapitre de Maguelone au XIIème S. aurait succédé à un monastère de femmes au Xème S. nous dit Pierre André Clément).
Notez que le petit village d’Agones, sur le plan civil, a été chef-lieu d’une viguerie[2] carolingienne en 899 (mention du cartulaire de Maguelone) et, sur le plan religieux, il a été archiprêtré (Agones est également mentionné à plusieurs reprises, comme castrum en 924 puis 958 et même forteresse du haut moyen âge, avec Substantion [3] 
).

 



[1] Un cartulaire est un recueil de copie de ses propres documents.

[2] Une viguerie est juridiction administrative en Occitanie.
[3] Substantion est une ancienne cité dont les vestiges se trouvent sous Castelnau.

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mercredi 14 janvier 2015

Meilleurs voeux à tous les passagers de ce blog

 

voeux bartas 2015

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dimanche 11 janvier 2015

Galician

Après les coups portés à notre pauvre corps par l'abus de mangeailles et autres boissansoifferies, après une longue, trop longue période sans randonner, il était temps de reprendre le sac et de marcher.

C'est JCB qui s'est vu confier, à sa requête, la responsabilité de nous proposer quelque chose qui corresponde au besoin et plaise à un max d'entre nous.
Des malades pas en forme, les absents pas là, c'est une toute petite troupe qui s'est présentée au départ, dont une chtite nouvelle qui est déjà venue 1 fois il y a quelques mois. Elle retente après blessure. Vous la reconnaitrez sur les quelques photos, bienvenue à elle si elle valide son adhésion.

Que dire ? Nous sommes sur le flanc sud de la Costière, territoire que nous connaissons comme notre poche mais qui toujours nous plait. C'est notre pays, on ne s'en lasse pas.

Espérons que nous serons plus nombreux dimanche prochain, sur un territoire moins connu, chez un saint dont on ne sait rien.
A bientôt donc, et notez bien chers adhérents, notre rendez-vous pour l'assemblée générale, vous avez reçu du courrier dans ce sens.

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mardi 23 décembre 2014

Noël

noël bartas 2015

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dimanche 14 décembre 2014

Aramon

Telles de lourdes nefs difformes couleur d'enclume, de gros nuages inquiétants frôlent nos cranes souvent dégarnis, cherchant à nous faire accroire qu'à leur tour ils vont perdre les eaux, gâchant cette belle rando programmée de longue date. Les mauvaises habitudes sont tenaces.

Bravant la sentence évidente nous prenons le chemin du départ, on verra bien.
Bien nous en pris car de flotte point. Une petite bise fraîche lors de la pause repas, c'est tout. Pas mouillé c'est pas mal, d'autant que quelques rais pâlots percèrent çà et là, ne daignant pas nous atteindre. Qu'ils gardent leur chaleur pour eux les pingres, la température nous sied telle qu'elle est, j'en vois même qui transpirent.

Faut dire que ça monte dur ! Oh, pas longtemps et toujours suivi d'une descente tout aussi prononcée, mais souvent !
Très souvent… Le GPS a identifié sept ascensions conséquentes, abstraction faites des courtes côtelettes qui ne méritent aucune mention, m
ais qui, nonobstant, restent gravées dans nos mollets.

Aramon est une ville de la vallée du Rhône qui, sans être opulente, parait assez riche comparée à celles qui l'entourent. Centrale électrique et usines pharmaceutiques y sont sans doute pour beaucoup.
La rando a pour thème les capitelles. Prétexte pour se balader dans les collines calcaires des garrigues, assez mouvementées, barrées de combes affirmées nous imposant le jeu de montagnes russes pour passer de l'une à l'autre.
Pas si tranquille.
Si le cornac fut obligé de forcer un poil la dose kilométrique pour que le compte y soit, l'itinéraire choisi nous a permis la découverte du lieu, grotte, falaise, garrigues ventées ou sous-bois abrités… L'arrivée sur les hauteurs nous ouvrant de larges panoramas de la vallée du Rhône, top brumeuse pour bien discerner les lointains sommets du Ventoux ou autres écrins pourtant vantés par la table d'orientation offerte par SANOFI.

 C'était la dernière de l'année, elle clos le second semestre assez pauvre en sorties, la faute à la météo qui n'a pas voulu nous être favorable.

A l'an qui vient.

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lundi 8 décembre 2014

Les ruffes

Enfin les nues cessèrent de déverser leurs eaux inexhaustibles sur nos terrains de jeux habituels. Quoique humides au-delà de la raison, les voici devenus praticables ce dimanche. La rando peut donc ne pas être annulée selon les usages en vigueur, tant l'habitude fut prise depuis quelques semaines.

Ouf.

Mais avant de vous narrer icelle, commençons par répondre à la question que tous vous me posez :

C'est quoi les ruffes ?

Puisque aucun village, aucun lieu-dit, aucun puech traversé ne porte ce nom, tout en marchant quelques-uns se la posèrent à haute voix. Si bien que s'étant écoutés les uns les autres, plusieurs propositions furent avancées dont l'une pris le pas ; ce seraient les mamelons formés par l'érosion dans le calcaire friable.
Hypothèse qui tient la route, vous en conviendrez, surtout en compulsant les photos que vous vous hâterez d'aller viser cet article terminé.

Eh bien non ma brave dame ! Il ne s'agit pas de cela.

Si l'on en croit notre ami Wikiçétou, la ruffe est le nom local dans l'Hérault pour désigner les terres rouges formées de pélites ; une classe de roches sédimentaires détritiques.
Le mot "ruffes" vient de l'occitan rufa qui signifie "ride". On avance.
En fait, la ruffe est surtout détritique ! C’est-à-dire composée d'au moins 50 % de débris. Des détritus quoi.

Je vous laisse le plaisir de vous enquérir de la signification de "pélite". Pour ceux qui ont marché dessus, c'est une évidence.

Mais la rando me direz-vous ! La rando ; c'est pour elle que nous sommes là, pas pour que tu ramènes ta science qui ne vaut que par ce que tu lis ailleurs et non pas ce que tu sais.

D'accord. C'est vrai.

Venons-en au fait.

C'est peu dire que notre point de départ, Le Puech, est un petit village. Certains s'en souviennent peut-être, nous l'avions traversé en rejoignant la rando de la chapelle de St Amans, en octobre 2012. Plus de participants alors…
Petit, mais fréquenté dès l'antiquité romaine et même bien plus avant puisqu' en fin de journée nous croiserons un superbe dolmen daté de plus de 5000 ans. Gageons que nous ne sommes pas les premiers à passer dans le secteur.

De là, nous partons vers le sud-est rejoindre par paliers les berges du lac du Salagou, dans sa pointe la plus au nord. Quelques cultures, quelques mas réhabilités en maisons de vacances et partout de la terre rouge, ocre plutôt, mêlée de roches volcaniques datant sûrement d'une autre époque temporelle.

Les ruisseaux sont des rivières, la moindre dépression une mare.
Pas une âme ! Nous sommes seuls !

Ce n'est sans doute pas vrai en été.

Conséquence des pluies récentes, le lac est rougeâtre, nous avons pourtant coutume de le voir bleu lorsque nous montons sur le Lidusson.

Nous voici maintenant sur la partie la plus plaisante de la sortie, il s'agit de rejoindre le village de Celles.
Pas de chemin, ni même de sentier… des traces en veux-tu en voilà mais rien de tangible que l'on pourrait suivre en confiance.
Alors, l'idée est de suivre le bord du lac, en hautes eaux, au pied du Cébérou sur ce qui était ses flancs avant que la vallée ne soit noyée. Nous sommes bien dans les ruffes, faites de cette terre tendre, ravinée à souhait, aux berges abruptes qu'il nous faut contourner… Montant jusqu'à l'épuisement, descendant des pentes vertigineuses en défiant les lois de la physique au risque de se rompre le col…
Nous sommes des bartassaîres ; ce que nous avons fait, aucun autre groupe n'aurait pu le faire…
Vive nous !

Reprenons nos esprits.

Celles aurait dû ne plus être. Initialement prévu pour être noyé, sis à 144 m d'altitude, l'arrêt de la montée des eaux à la cote 139 plutôt que celle à 150 planifiée l'a sauvé.
Il est maintenant en bord de lac. C'est là que nous prenons notre pause repas en compagnie des seuls êtres vivant croisés ; les chats.

Direction le nord-est. On a contourné le Cébérou, cheminé sur les mêmes terrains, sommes passés à quelques centaines de mètres de notre trajet aller… Toujours très agréable (personne) jusqu'à l'ascension de la dernière côte, elle du Cayroux. C'est rouge en effet ; c'est ça les vraies ruffes ou je ne m'y connais pas ! [1]

Le chemin monte mais il est agréable, des escaliers sont aménagés sur les passages délicats, en se retournant les vues sont superbes. Le plateau atteint une capitèle[2] surveille ce qui devait être un immense champ cultivé, puis le chemin, presque une piste, dévale au nord jusqu'au dolmen que l'on aperçoit de très loin vers le bas. De là il n'y a plus qu'à rentrer le long d'une pente accidentée mais régulière.

Encore une excellente sortie qui m'a donnée beaucoup de plaisir.



[1] En fait non, je n'y connais rien…

[2] J'ignore si ce mot est ici aussi utilisé… Peut-être hutte de pierre.

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lundi 17 novembre 2014

Château de fressac

C'est une bonne chose ; ça entretient la flamme et permet de porter haut le flambeau de notre beau nom : Li bartassaïre".

Quoi ça ?

Comment quoi ça ? Mais de bartasser voyons ! Notre dessein initial, notre destin banal, notre sort fatal…

Il est bon quelquefois qu'un animateur nous sorte de la croûte balisée enveloppant les chemins battus, et pour ça y a que deux manières : la première et la seconde !
La première consiste à choisir des chemins sans panneau, sans peinture, parfois à peine tracés sur la planète. La seconde est de faire soi même sa trace ; dans les bartas de préférence afin d'entretenir la lignée…

C'est sans doute l'état d'esprit qui habitait D., notre cornac du jour, lorsqu'il nous a engagés sur les karsts garriguesques de Durfort.
Oh, il existait bien quelques sentes, des fantômes de trace conduisant à des lieux secrets connus des seuls sangliers, nous les suivîmes jusqu'à tomber sur de superbes gorges, réservées aux autochtones sans doute, creusées par le Crespénou dans le calacaire.
Magnifique !

Oui mais voilà, c'est pas là qu'on devait être mais juste à côté, plus haut… Une esquisse de sentier slalome en montant entre les roches édentées ; on s'y engage… deux cents vingt-sept égratignures plus haut le GPS est formel, le "vrai chemin est là, à 2 ou 3 m seulement… Oui, mais les ronces et les genêts scorpions disent eux : "tu ne passeras pas ! et puis voilà" !
A force d'abnégation, nous retrouvâmes ce qui devait l'être ; le chemin.

Dès lors, jusqu'au retour, c'est le premier pan de l'alternative supra qui prévaut ; les chemins, allées, routelettes, pistes et autres sentiers, balisés ou non, guidèrent nos pas. Plus d'écarts, plus de bartas ; ce qui est sage car abondance de biens nuit, point trop n'en faut et chacun sait que l'excès ôte son sens à l'action…

Si nous connaissons bien les sols karstiques fréquents dans notre région, on ne se lasse pas des rocs lacérés, des avens, lapiaz et autres grottes si caractéristiques de ce calcaire. En revanche  nous n'étions jamais venus trainer nos guêtres ici. Pas loin souvent, voire très proche, mais jamais là.
Les collines succèdent aux puechs, nous suivons des combes, grimpons au château, recherchons une mine (défaite) de galène, minerai de plomb en fait, dont le nom est demeuré célèbre à nos oreilles (vieillissantes) pour son utilisation comme semi-conducteur dans les postes TSF de nos parents.
Là-dessus les couleurs de l'automne qui peinent à quitter l'été, l'ambiance chaleureuse de notre groupe… Que demander de plus pour ne pas être malheureux le temps d'une journée.
Merci D. de cette belle découverte, une très plaisante randonnée originale.

Trop longtemps que le climat et les aléas nous avaient empêchés de "sortir", le cycle reprend.

Je profite de cette tribune pour saluer par un discret coucou, le visiteur étasunien qui presque chaque jour consulte quelques pages de notre blog. Sans doute un(e) expat., sans doute encore originaire de notre belle région qui vient se ressourcer de quelques images… ne lui manque que l'accent ; y a pas le son encore mais pourquoi pas un jour…

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dimanche 5 octobre 2014

Autour de Générargue

Question existentielle, téléphones enragés, dénivelé élastique, pluie sèche… Jour de folie à Générargue !

Notez que nous aurions dû nous y préparer car tout avait commencé sous des auspices bancaux bancals :
- La fiche rando premièrement diffusée qui nous promettait monts et vermeils fut très vite bannie pour être remplacée par une promenette tranquillette autour de Générargue.
- Alors que M. Météo annonçait le beau temps, la pluie s'abattait à verse sur Générac à l'instant même où nous rejoignions la zone de départ.
- Notre amie E. est arrivée avant l'heure, mettant ainsi en déroute toute nos théories statistiques patiemment établies depuis trois ans.

Petit village de quelques centaines d'habitants, Générargue s'affichait au soleil à notre arrivée. Convivialité, efficacité, même pas l'idée de bizuter la petite nouvelle et future (on espère) bartassaïre, car on a un parcours à accomplir.

Au début, tout parût normal, y compris aux plus anciens d'entre nous, nos maîtres, qui ne commencèrent à se poser des questions qu'après que leurs genoux leurs aient transmis une info capitale : Ça monte !
Ça monte, alors qu'on nous avait annoncé un dénivelé de vacanciers ! Rien d'extramidable, certes, mais a minima facteur 2…
C'est vers ce moment-là que les téléphones se sont mis à faire des leurs ; l'un, bien sûr enfoui au fond du sac à dos, se mit à sonner qui fut relayé par son voisin immédiat, plus accessible. Vétille futile me direz-vous ; c'est vrai, mais en apparence seulement car, je vous le donne Emile (c'est mon second petit nom), ils s'appelaient l'un l'autre sans aucune intervention de leur maitresse…
Mystère…

Après le ramassage des châtaignes, c'est un débat de fond qui se pose dans les rangs (gaule-t-on les châtaignes ? Les noix oui, mais les châtaignes ? Je m'interroge et rien ne peut étayer une affirmation ou son contraire) :
En aucun cas un goupillon ne pourrait être pris pour un écouvillon. Un goupillon, chacun le sait, est un aspersoir dont use le prêtre (il nous le prête) pour éclabousser d'eau bénite la bière de nos chers défunts.
Un écouvillon est une brosse ronde permettant, selon l'usage, le frottage interne de l'âme du canon, du dedans de la bouteille ou de celui du biberon.
Et bien figurez vous qu'on peut aussi l'appeler goupillon !
En revanche n'imaginez pas une seule seconde que le goupillon puisse être nommé écouvillon !

C'est ainsi, c'est injuste je le sais, nonobstant, la justice n'est pas la même pour tout le monde, la preuve est encore faite ici.

Mais que fait Hollande ?

Vint l'heure de la pose repas, les hasards de la route nous conduisirent à… Générargue. Une courte recherche nous amena sur le bord de l'Amous charmante rivière elles aussi affluent du gardon de St Jean (je sais, j'ai dit en séance qu'il s'agissait du gardon de Mialet, je m'ai trompé).

Ça monte encore l'après-midi, nécessité faisant loi si l'on veut distinguer le panorama promis.

Annoncé comme promenade cette sortie s'avéra une vraie randonnée ; variée, ensoleillée, enchâtaignée…

Merci D.

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mardi 30 septembre 2014

Serre de Barre

Enfin nous revoilou, presque deux mois sans narrer une sortie... Etes-vous en manque ?

Ca m'étonnerai, celui qui prend le plus de plaisir, malgré ses récriminations, c'est celui qui écrit la chanson.

Vous aimez ? Il est content.

Non ? tant pîs, il continue.

Alons raconter hier.

Chacun sait qu'en Cévennes, un serre est une arrête montagneuse séparant deux vallées majeures. Partant des Causses, voire des Monts Aigoual ou Lozère, ils déclinent de point haut en point haut, jusqu'à mourir en limite de vallée plus large.

Sur les flancs, de petits ruisseaux creusent des vallons ou valats, séparés à leur tour par une arête donnant ainsi à l'ensemble la forme d'une arête de poisson.
Celui qui nous concerne ce dimanche est nommé le Serre de Barre.  Les vallées du Chassezac (gros affluent de l'Ardèche) et de la Ganière l'encadrent.

C'est un peu loin de chez nous, mais le voyage le vaut.

C'est de la Cévennes dure qu'on trouve là, les villages ne sont que de gros hameaux pelotonnés sur une hauteur au plus près des terres, rendues arables, qu'on devine sous les châtaigniers.
Sont-ce ici des faysses, des bancels, des traversiers ? Tous ces noms pour une même chose ; des terrasses fidèles aux courbes de niveau dont les pentes des serres étaient couverts jusqu'il y a encore peu. Par projection, on peut imaginer le tableau que voyaient nos anciens à partir d'une zone déboisée apparaissant sur l'une des photos près de Coste.

Rando réservée aux randonneurs confirmés disait la fiche. Heureuse précision car c'est le cas.

Dès le départ, un petit échauffement pour rejoindre Naves. Un détour inévitable par le parvis de la petite église St Jacques s'impose, la localité est charmante, classée comme village pittoresque ardéchois. Avec les hameaux, les minuscules villages traversés sont d'ailleurs l'attrait majeur de la rando, ils méritent qu'on s'y attarde, tous dans leur "jus" mais très proprement aménagés.

Puis ça monte, parfois de façon prononcée, jusqu'à atteindre la tour de vigie (911 m) et les pylônes qui la cernent. Les vues à 360 ° doivent elles aussi valoir le détour mais une brume légère empêche de voir très loin. Tant pis.

A travers pins, chênes et châtaigniers (les châtaignes sont grosses et belles cette année) nous dépassons quelques ruines, sans doute des sécadous. A proximité de Coste ce qui devait être une ferme accueille nos fesses le temps d'un frugal repas.

Coste et ses alentours sont très caractéristiques des écrits supra. Ils manifestent que c'est bien l'homme qui, à travers le temps, mais plus maintenant, a modelé le paysage selon ses besoins. La nature a depuis repris ses droits mais il suffit de retirer la végétation sauvage et tout le bâti apparait.

Le retour sur l'adret par le vallon de Ganière est un enchantement. Le chemin muletier longe par la rive gauche sur plusieurs kilomètres jusqu'à rejoindre Murjas puis Brahic, nom qui vous doutez bien a appelé moult commentaires sur les propriétés "castellanes" de notre cornac.

Plus loin, le calcaire presque karstique succède au schiste qui nous supportait jusque-là, l'occasion en final d'un cirque rocheux abrupt fait de très fines strates, se présentant comme nos mille-feuilles sucrés d'antan. Il n'y a pas que les madeleines.

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samedi 2 août 2014

Mont Thabor 2014

Vaincu en 2011, le Thabor s'est vengé en nous interdisant la suite du périple prévu. Souvenez-vous de notre retour piteux vers Briançon à la fin du second jour, il n'y en eu pas de troisième.

Sans esprit de revanche (quoique) les mêmes, moins ceux qui ont quitté le GRPG depuis, ont tenté de réécrire l'histoire en s'essayant à la rando "tour du Mont Thabor", sans en faire l'ascension.
Inconsciemment, sans doute s'agissait-il de finir ce qui avait été commencé, boucler la boucle pour ne pas rester sur un échec.

Cette fois encore nous démarrons de Névache pour rejoindre la vallée étroite. Le passage par le col des Thures est remplacé par le celui du Vallon que les "filles" connaissent dans l'autre sens. Il est bien plus haut et "tombe" très en amont de la vallée étroite, ça change. Il y fait un vent qui courberait les bartas s'il y en avait à cette altitude. Il fait froid !

C'est la piquette aux doigts que nous avalons notre casse-croûte, un peu à la cale, le col franchi. Plus bas la pluie nous fait fête pour annoncer notre arrivée au hameau des Granges.
Elle s'installe et nous suivra peu ou prou les deux jours suivants, se transformant parfois en neige, voire en grésil, pour nous faire bien voir que c'est la nature qui commande aux hommes et pas l'inverse.

Le refuge "I re Magi " nous est connu, on y mange bien, toujours la même chose, certes, mais une fois tous les 3 ans… Il nous avait cette fois réservé une espèce de studio, dans une vieille maison à l'écart, où nous étions chez nous.
Le lendemain il fait "potable", mais ça ne durera pas. Les 2100 m d'altitude atteints, le brouillard venteux d'abord, puis la pluie et enfin la neige aux abords des 2400 m nous hâtent vers le refuge du Thabor, plein à déborder. Nous y sommes à midi et resterons enfermés là, dans la salle commune, pour attendre le lendemain meilleur. Toutefois, la convivialité des gérants, celle des bartassaïres et des autres naufragés monticoles amateurs nous permet de passer un agréable après-midi de cartes, scrabble et autres lectures.

Ce troisième jour devait voir l'apogée de notre virée !
Au sens propre de ce mot puisque c'est celui au cours duquel nous franchissons les 2828 m du col des Muandes, au sens figuré aussi car nous "déniaisons" un itinéraire ouvert depuis notre déconvenue de 2011 qui, s'il avait existé alors, nous aurait (peut-être) permis de rejoindre le refuge des Drayères.
Le départ se fait par beau temps, les hauts nuages laissent la vue dégagée vers le VISO, le PAIN de SUCRE et autres montagnes que nous connaissons bien pour les avoir pratiquées auparavant. Le franchissement du col de la vallée étroite est une formalité. Celui des Méandes se montre plus retors mais nous le connaissons par une autre voie, on sait ce qui nous attend. Nonobstant les bourrasques sont telles qu'il nous faut retirer le "préservatif" des sacs car elles les emportent et nous entrainent en conséquence loin du sentier tracé. Heureusement qu'aucun abîme ne le borde.
Le col de Muandes ne se laissera pas faire ! Il s'est entouré d'une brume bien épaisse, on n'y voit pas à 30 mètres, cachant sa crête et masquant les marquages.
Si la pente est plus douce après la bascule, une pluie neigeuse horizontale assiste le brouillard dans son entreprise de dissimulation de la beauté du site. Nous ne voyons rien d'un décor qui doit être sublime. C'est la montagne ma brave dame.

Le refuge est en fond de la vallée de la Clarée au bout d'une large piste.

Facile d'accès à partir le Laval, on y trouve des enfants se mêlant aux randonneurs et alpinistes venus là passer la nuit. Certain ont fait porter leurs sacs par des lamas qui paissent tranquillement, indifférents aux averses qui persistent.
Les soirées sont parfois longues et propices au "déparlage".

Le dernier jour nous offre enfin le beau temps. Magnifique !

Après avoir sauvé une brebis d'une mort certaine, nous rejoignons Névache qui par le fond de la vallée, qui par le flanc, sur l'adret.
Les deux tracés ont donné autant de satisfactions l'un que l'autre.

Ne croyez pas que le mauvais temps ait gâché notre plaisir ; le parcours est superbe tant il est varié sans présenter de difficultés trop prononcées. Sans pluie il doit être extraordinaire. C'est donc le cœur heureux et les poumons nettoyés que nous rentrons chez nous, prêts à repartir en 2015.

Peut-être !

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lundi 23 juin 2014

Navacelles

Cette rando est belle, le cornac nous l'a dit,

S'il le dit c'est donc vrai, il faut pas barguigner.

Son poil est très sensible, vanité assouvie,

Juste au-dessous de Dieu il pense être placé.

 

Parce qu'il en faut une, celle-là est dernière

De la première partie de ce semestre ci.

Bien matin nous partîmes, au-delà des costières

Vers nos chères Cévennes qui souvent accueillirent

Les pas de cette sorte de bipède marcheur

Que nous désirons être, chacun avec ardeur.

 

D'aucuns sont plus à l'aise lorsque le chemin grimpe

Que d'autres, moins aguerris, mais pas moins volontaires,

Qui ont sans doute plus de courage à montrer,

Pour qui chaque ascension vaincue est un Olympe

A partager ensemble, atteint le belvédère,

Sans jamais exprimer l'envie d'abandonner.

 

Le début en plateau fut une promenade,

On bartassa un peu, tout était maîtrisé,

Bien que certains d'entre eux se soient interrogés,

Voyant la falaise proche, ils craignaient l'escalade.

Ou plutôt son contraire qui serait une chute

Tant est profonde la gorge qu'il nous contraint à suivre

Un faux pas, une absence, et ça y est, on culbute.

Mais le sentier est sain, il n'y a pas de givre.

 

Le village tout en bas, qu'on rejoint est Vissec

Ainsi nommé bien sûr car la Vis est à sec

Dans la plupart des temps en dehors des orages

Qui sont ici terribles, qui noient les pâturages

Que nous traverserons jusqu'à la résurgence

Qu'au moulin de la Foux, quelle coïncidence,

Jaillit de son écrin de roches et de mousses.

Nous nous approcherons admirer les remous.

 

Il n'y a plus qu'à rentrer, rejoindre les voitures.

Y a plus qu'à, il l'a dit ! C'est pas une sinécure

Car ça monte vraiment et en plus il fait chaud.

Pas de pleurs, pas de larmes et chacun à son rythme

A gravi le sentier qui sillonne l'éboulis,

Les dents serrées, ou pas ; pas de pusillanime

Faisant ce qu'il fallait avec ses biscoteaux.

Affichant le sourire de l'ouvrage accompli.

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jeudi 5 juin 2014

Le Rozier

Il est des lieux mythiques qu'entretiennent la mémoire collective, les légendes et les livres scolaires. Les gorges du Tarn sont de ceux-là.

C'est au Rozier que nos gentils organisateurs ont trouvé gîte ; au Gévaudan. Quel rapport avec la bête qui sévissait en Margeride, assez loin de là ?

Parce que situé au confluent de la Jonte et du Tarn, ce petit village est lozérien ; si bien que le franchissement d'une de ces deux rivières nous projette en Aveyron. Il est niché au cœur des grands causses ; Sauveterre au nord, Méjan au nord-est, Noir au sud, il n'y a guère que vers l'ouest que ne s'imposent pas leurs falaises, parfois découpées, quelquefois telles des murs verticaux si lisses qu'on les croirait artificielles.

S'il y a des roses au Rozier, comme partout, on n'y voit aucune roseraie. C'est pourtant bien la culture de la reine des fleurs qui a donné son nom au lieu. Au moyen âge les moines la cultivaient sur le site de campus rosarium que par usage les locaux nommaient Lou Rousio, d'où[1]

Le décor de ces quatre jours étant campé, il me revient d'en narrer le déroulement en respectant la chronologie afin de ne pas se perdre dans les méandres alzheimeriens de nos cerveaux usagés.

Or donc nous étions le jeudi. Rendez-vous nous fut donné sur un parking gravillonné sis au pied d'un belvédère dominant la Dourbie. La vue sur Millau et son pont est superbe, elle vaut qu'on se les[2] gèle un peu.
Les GO sont là avec, au cul du Némo, quatre kayaks gerbés façon râtelier.
Vous l'aurez deviné, une activité nautique est planifiée, c'est même par là qu'on commence, du moins pour ceux qui l'ont choisie, les autres partant randonner.

Naviguer en rivière semble simple. Erreur votre honneur ! On ne fait pas de boucle, on ne revient pas sur ses rames, on dit adieu au point de départ et basta… Entre ceux qui naviguent, ceux qui tirent les bateaux, ceux qui randonnent et ne naviguent pas, ceux qui naviguent et devront revenir chercher les voitures que l'on ne laissera pas sur place avec celle qu'on aura préalablement installée en bord de route au lieu de débarquement qu'il ne faudra pas rater au risque de se retrouver avec quelques graves soucis au Pas de Souci, il y a une belle organisation à établir.
GOM s'en est tiré comme un chef, signe d'une grande habitude de la chose.

Nous voici à Malène, un poil en amont du pont où, tous ensemble, prenons notre repas tiré du sac.
Ceux qui randonnent restent avec nous le temps que les équipages se glissent sur l'eau, espérant secrètement quelque naufrage, certaine trace incertaine, voire erratique… personne ne leur accordera ce plaisir.
Des pros ; voilà ce que nous fûmes ! La preuve, notre GO ne s'est pas posté sur la pile centrale du pont pour vérifier notre engagement, il n'a pas aidé un ou deux bateaux…

Et ce fut le départ.
Y a rien qu'à se laisser porter par le courant, donnant ici ou là un coup de pelle pour chercher la meilleure veine, admirer les gorges "d'en bas", le lieu-dit "le détroit" en particulier, aux falaises abruptes tombant directement dans l'eau.
Quelques rapides gentillets pour donner du sel à la chose, assez agités pour qu'un bateau prisse l'eau… Littéralement !
Il ne s'est pas retourné, n'a pas enfourné, les clapots sournois se sont glissés dans le trou d'homme (ou de femme) emplissant la frêle embarcation jusqu'à ce que seules les épaules (et au-dessus) des bateliers dépassent, les pauvres continuant à pagayer ignorant qu'ils étaient à bord d'un sous-marin. Un film a été tenté, malheureusement pour les impétrants, il est raté ; rien sur la pellicule, c'est bien dommage, ça leur aurait fait des souvenirs, à nous aussi sans doute.

Des mesures drastiques, que je ne développerai pas ici, furent prises afin que toutes les embarcations parviennent à bon port, expression dénuée de sens puisque de port, point. Une plagette gravillo-sableuse en fera office.
Un premier merci à notre GOM pour cette superbe balade mouillée qui a permis à quelques-uns de s'amuser en profitant de vues superbes tout en s'exerçant à une autre activité que bartasser. Ceux qui l'on fait voudront bien nous raconter.

Tous en godillots le lendemain pour "les corniches du Méjan", on part du gîte, pas de voiture. Ça monte de suite, directement au pied du rocher de Capluc dominant le confluent, pas le temps d'échauffer les rotules. Une batterie d'échelles en permet l'ascension finale que quelques-uns et unes effectueront. La vue à 360° sur les gorges du Tarn et de la Jonte valait cette grimpée chargée d'adrénaline.
La rando s'est poursuivie en direction de l'ermitage de St Pons. On ne reviendra pas sur cet épisode montrant qu'il ne faut pas trop se fier aux GPS si les cartes ne sont pas à jour. On ne s'est pas perdu c'est là l'essentiel.

Superbe rando ! Quasi bucolique en première partie, à flanc de falaise mais au cœur de la sylve pour éluder le vide, le retour sud par le bien nommé "balcon des vertiges", falaises chaotiques en permanence survolées par des dizaines de vautours (fauve et moine), est superbe. L'un d'eux ; bien sympathique, a poussé la délicatesse jusqu'à se poser sur une plateforme à quelques mètres de nos yeux. Le voyage aurait été justifié par ce seul spectacle ; plein les yeux !
Ce n'est pas une rando facile, rien de difficile nonobstant, hormis pour les personnes sujettes à l'acrophobie pour qui elle est infaisable tant le vide est ici prégnant (c'est presque un oxymore ça…).

Samedi, les voitures étaient combles pour rejoindre Mostuejols ; Liaucous plus précisément qui en dépend, minuscule et charmant village étape du GR de pays du tour du Sauveterre.
Ici aussi ça monte de suite, en quelques km on passe de 475 m d'altitude jusqu'à frôler les 900. Mais le jeu en vaut la chandelle (j'adore ces expressions qui ne signifient plus rien à notre époque). Pas à pas, lorsqu'on se retourne l'horizon s'éloigne au-dessus du Causse Noir d'hauteur similaire. Le plateau atteint, on progresse parmi les témoignages de cultures ancestrales, jusqu'à la très surprenante ferme de Vors de laquelle le viaduc de Millau, pourtant situé à 21.5 km, nous présente son meilleur profil.
Une grotte, exposée plein sud, disposant d'une source, nous accueille pour la pause repas. Nous sommes presque à la corniche des falaises dominant le Tarn. C'est au 2/3 de leur hauteur que nous cheminerons, vers le sud, les falaises "en face" celles du Causse Méjan, exposées au soleil déclinant nous offrent un spectacle grandiose. Rechercher l'ermitage St Pons se révélera vain.
Comme la veille, nous vagabondons entre les fées coiffées, les roches ruiniformes où chacun devine une forme, produit de ses fantasmes. Celui-là voit ici un sexe érigé, cette autre un chouette là, propension très humaine à l'anthropomorphisme. Ne sommes-nous pas au centre de l'univers, ce dernier tournant autour de nos égos ?
Une particularité que l'on ne trouve pas sur l'autre, cet escarpement est construit de hameaux troglodytes en plus ou moins bon état, certains réhabilités tel celui de St Marcelin. On ne trouve pas ça partout, eu égard à la dureté de la pierre. Ces maisons ne sont pas vraiment troglodytes en fait car adossées à la falaise, souvent dans un creux, protégées des vents dominants. Une anfractuosité sert parfois de remise. Bâties avec les pierres qui les cernent, elles se fondent dans le milieu et ne se devinent de loin que par la rectitude des ouvrants.
Au risque de répétitions, je veux dire combien ces deux balades furent superbes. Nous en garderons tous le souvenir durable. Tout doit être durable de nos jours.

Cinq d'entre les bartassaïres ont décidé de se faire grimpeurs le dimanche. Oh, de la grimpe confortable, sans aucun risque puisqu'il s'agit d'une via ferrata.
C'est encore Liaucous qui les reçoit, c'est là qu'elle est installée. Une suite d'appareils tels ceux qui équipent toutes les vias. Le plaisir n'en est pas moins extrême, la proximité du vide nous faisant accroire notre héroïsme.
Des photos de l'album témoignent de leur bravoure.

Encore mille mercis à nos deux GO, GOC et GOM, tous deux très investis dans ce séjour qui restera dans nos annales (avec deux n) après que, atteints par la date de péremption, nous aurons quitté les bartassaïres.



[1] Merci Wiki

[2] Selon votre choix.

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lundi 19 mai 2014

Soudorgues

Une nouvelle fois, comme chaque année en fait, les bartassaïres ont cédé aux promesses séduisantes du CAF.
Vous aurez noté le "le" écartant d'emblée la caisse d'allocations familiales ! Quoique ; les familles étant les bienvenues et la prestation plus que convenable, le mélange acronymique pourrait se justifier.

Là n'est pas le sujet.

Son importance stratégique au cœur du piémont cévenol accorda à Soudorgues un rôle clef dans le réseau de communication. Au moyen-âge surtout puis jusqu'au début du 20ème siècle au cours duquel, avec l'avènement de la voie ferrée et l'élargissement des routes cette fonction s'étiola au point qu'elle parait maintenant être "au bout de la route", ce qui est faux. Notre chemin de retour suivit une des principales drailles qui, provenant des plaines du sud et de la Camargue, conduisent aux pâturages de l'Aigoual. Tous se souviennent du pont moutonnier du col de l'Asclier, des cols du Pas et de Bonperrier, d'Aire de Côte… Nous sommes en région connue.

Le tiers des bartassaïres ont répondu présent à cette manifestation qui, cette fois encore n'a réclamé aucune préparation de notre part. Notons la venue de S., qui bien que des nôtres en marche nordique depuis plusieurs mois n'avait pas encore trouvé le temps de sauter le pas vers la rando. C'est fait, elle a paru en être satisfaite, elle fut à la hauteur en tous cas.

Le CAF sait faire ! Les parcours proposés empruntent des itinéraires variés hors des sentiers battus, sans pour autant bartasser. Pour n'effrayer personne c'est le parcours court qui a été retenu, 17 km, 728 m de dénivelé, rien qu'un bartassaïre normal ne puisse avaler sans barguigner, la seule difficulté située sur le GR pourtant, représentée par une descente conséquente sur un chemin caillouteux casse chevilles. Le reste ne fut que plaisir dans la haute vallée de la Salindrinque que nous franchîmes deux fois, et surtout, à l'acmé du parcours, au 2/3 de la distance, au point de rencontre avec le GR 61 ; une superbe vue à plus de 180° vers le nord, vers la vallée du Gardon de Saint Jean.

Prochaine sortie, le séjour dans le Tarn aux bons soins de C. et M. n'y aura pas que de la marche.

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lundi 12 mai 2014

Ganges 2014

L'atout de ces journées organisées par d'autres clubs, c'est qu'on n'a rien à faire sinon suivre la trace. Un autre est qu'on peut critiquer sans offenser quiconque, surtout pas l'un de nos animateurs qui se décarcassent chaque dimanche pour nous en trouver une nouvelle.

Notez qu'il faut prendre ce verbe en son sens premier, le seul qui vaille :" analyse objective", trop souvent détourné en malveillance médisante.

Ganges n'est pas une inconnue pour nous ! Moult fois nous sévîmes à partir d'elle ou dans ses très proches environs. Rappelons-nous récemment : Brissac, Ganges ; plus loin Sumène, le Ranc de Bane, le Thaurac…
A propos de cette ville oublions, une fois encore, qu'elle fut échangée entre le Gard et l'Hérault contre le Grau du Roi, c'est une galéjade ! C'est dommage car ce "savoir" nous donnait de l'importance à nos propres yeux ; nous étions dans la confidence alors que beaucoup l'ignoraient[1]
Tant pis.

Rien à dire quant à l'organisation ; efficace accueil chaleureux, marquage et balisage lisibles… Le seul bémol viendrait d'une "approche goudronnée" trop longue du terrain de jeu. La faute au village qui grandit, transformant les chemins en rue.

Sans quoi, le parcours était bien adapté pour des marcheurs moyens, voire occasionnels, ce qui est assurément le cas, l'objectif étant d'attirer du monde. Le laïus final de la présidente nous le confirmera le soir.

La partie la plus agréable fut celle de l'après-midi, très variée, offrant de belles vues, en particulier un beau final à partir de Laroque. Le long de l'Hérault d'abord, un simili bartassage car s'il n'y avait pas de "vrai" chemin, les taillis avaient été nettoyés avant notre passage, puis au cœur d'un vaste espace de jardins potagers alimentés en eau par une batterie de 6 norias (dites de Cazilhac) édifiées au 18ème S. Superbes ! Couvertes de mousse, elles tournent encore, montent l'eau dans un déversoir qui maintenant la ramène dans le bief[2].

Si notre groupe était plus "abondant", sans doute pourrions-nous envisager l'organisation d'une telle manifestation, ne rêvons pas.



[1] Durant la Révolution, au moment de la création des départements français en 1790, à la suite de doléances de la part des Gardois, le canton de Ganges fut échangé contre celui d'Aigues-Mortes d'abord héraultais afin que le département du Gard possède un débouché sur la Méditerranée. Si cela n'avait été fait, Ganges serait peut être devenue « sous-préfecture du Gard » à la place du Vigan. Cette affirmation de l'historien Pierre Gorlier est contestée. D'ailleurs, à ce jour, si cette affaire a peut-être été évoquée oralement à un moment à l'époque de la création des départements, aucun document officiel dans les archives ne vient appuyer cette hypothèse. A l'inverse, seule une doléance des habitants de Ganges aspirant à être rattachés au Gard pour des raisons « pratiques » apparait dans les années 1820/30 mais elle est refusée. Ganges a de plus toujours fait partie du diocèse de Montpellier sous l'Ancien Régime. Il est cependant évident que les connexions avec le département limitrophe ont toujours été très fortes, notamment au niveau des échanges commerciaux (activité séricicole oblige) et obligatoirement routiers (l'ancienne ligne Nîmes-Le Vigan passe par Ganges).

[2] Notons que l'ami Michel nous dit "béal", ce mot n'est pas dans le dico, il est régional, nous sommes régionaux, usons-en !

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vendredi 25 avril 2014

Raquettes 2014

Pour cause de rendez-vous électoraux, au risque de manque de neige fraîche il fallut glisser vers l'aval la date de notre séjour raquetteur.
11 d'entre les bartassaïres s'inscrivirent pour l'aventure. 10 se sont retrouvés au chalet de J et H qui finira, si l'on n'y prend garde, par devenir une annexe du club.
Sans doute alors faudra-t-il penser à réaliser une plaque d'accueil à fixer sur le mur de façade.

Les températures diurnes élevées ont bouté la neige vers les hauteurs. C'est donc là que nous allâmes la chercher, aux alentours des 2000m d'altitude, au profond d'un vallon, celui du Tabuc; éponyme torrent tumultueux (comme il se doit pour un torrent) rejoignant la Guisane à hauteur du Monêtier.
Si quelques névés se présentèrent dès le départ, parce que nous montions du côté de l'adret nous ne pûmes chausser nos prothèses piétonnières qu'après les grangettes, à plus de 1800m.
Là, le vallon se transforme, s'élargissant en une vallée, vestige du glacier du Monêtier encore très présent au-delà des 2800m, bien au-dessus de nous.

Prétentieux comme savent l'être les randonnaïres, nous espérions (surtout moi) remonter le vallon de la Montagnolle vers le Pas de l'Âne. La boucle amorcée nous ramènerait vers le départ via les pistes de skis… Prétextant les coulées d'avalanches (très présentes il est vrai) nous avons renoncé ! En vérité la simple vue du dénivelé prononcé (500m en moins de 2 km) en est seule la cause.
L'apophtegme qui veut que ce soit au pied du mur qu'on reconnait le maçon se vérifie encore ici.
C'est en conséquence en face, vers l'ouest, que nous avons continué jusqu'à trouver un site à notre convenance pour déjeuner sous un soleil présent quoique parcimonieux.

Des skieurs sont passés, sans-doute venus du refuge du glacier blanc, seule hypothèse envisageable à la lecture de la carte, à moins qu'ils ne se soient faits déposés par hélico…

Le retour sur l'ubac, juste sur l'autre rive, fut un moment agréable malgré la neige sale en ce printemps bien engagé.
L'essentiel était fait, pratiquer la raquette.

Eludons les soirées plus que conviviales qui ne sauraient être relatées sans mettre en cause l'intégrité de notre image raisonnable. Les jeunes diraient qu'on n'eut pas le swag… passons directement à la journée du lendemain.

Les Vigneaux est un village qui commande l'entrés de la vallée de la Gyronde, celle qui mène vers Vallouise et plus haut Ailefroide que tous connaissons.
Puisque situé sur l'adret du Mont Brisson, la rando projetée ne pouvait être enneigée si tardivement. C'est donc en conditions "naturelles" que la belle grimpette s'initia.
Nous sommes des bartassaïres ! Plutôt que de suivre la large piste que le balisage prescrivait, c'est à travers bois, par le plus court chemin (donc le plus pentu) que nous montâmes jusqu'au point de séparation des pistes. Celle-ci pour les musclés vers la gauche, celle-là pour les autres vers la droite.
La suite montrera que les musclés ont aussi un cerveau, fut-il rachidien, ils ont su abdiquer alors que la difficulté les mettait en réel péril… Surtout après que le cornac se rendit compte avoir donné la "bonne" carte à l'autre groupe…

Quand on est C on est C !

Le regroupement était prévu au hameau du Bouchier.
Il devait se faire au hameau du Bouchier.
N'ergotons pas, il se fit au hameau du Bouchier !
A proximité,
enfin pas trop loin…

Communication…

Juchée sur son promontoire, la visite à la chapelle St Hyppolite dominant la Durance imposa de "mettre les mains". La difficulté méritait le détour.

Le chemin du retour, sur l'adret mérite lui aussi le voyage. La pluie menaçante accéléra le mouvement dès lors qu'elle ne menaça plus mais mouilla.
Toujours présente le lendemain elle précipita notre retour ; rien de grave, nous avons passé un splendide séjour pascal.

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