Bartassages des bartassaïres

dimanche 26 mars 2017

La montagne de la Fage

Capture trace

Faisons confiance aux prévisions météorologiques ; nous a dit le cornac. Malgré l’intense pluie des jours précédents, il ne devrait subsister que des passages nuageux, pas de quoi rebuter un bartassaïre...

Effectivement il ne plut pas !

Cependant les nuages qui devaient "passer" eurent la mauvaise idée de s’accrocher aux premières crêtes cévenoles, celles sur lesquelles nous cheminions justement.
Lorsque vous marchez dans les nuages, au vrai sens du terme vous n’êtes pas dans la lune mais dans le brouillard, ceci nous privant en conséquence des superbes vues potentielles vers le massif des Cévennes au nord, ou la mer, Sète et ses étangs, au sud, telles que les décrivaient le topo.

Rien de grave, l’important est de marcher.
L’épaisse brume ne nous a pas empêchés de reconnaitre les pierres et bartas de la ligne de crête principale, celle qui aurait dû être l’acmé de la sortie. Nous l’avions déjà pratiquée en fin d’hiver 2011… dans l’autre sens, sous la houlette de Jean-Claude. 6 ans déjà…
Nous étions beaucoup plus nombreux alors.

Les 2 panoramas présentés dans l’album sont issus de cette sortie.

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mercredi 15 mars 2017

Raquettes 2017

Devenus institution, ces séjours « raquettes » méritent un article sur ce blog, y compris lorsque , faute d’y avoir assisté, le rédacteur habituel n'est pas à même de le faire.

Vous lirez donc cette fois la prose d’Henri, notre hôte habituel pour ces vacances, par ailleurs pilote des sorties.

Les photos sont l'oeuvre de Annie.

Avant de vous livrer le texte de Henri, je voudrais exprimer une pensée à l’attention de ma plus fidèle lectrice qui souvent déposait un commentaire enrichissant.
Nous en serons privés dorénavant !
Adessias Momolotus…

1er Jour :

Le vallon du Fournel, tout près de l’Argentière, est aussi connu pour être le vallon des Chardons bleus qui, de juillet à août, font le bonheur des visiteurs.

Mais là, point de chardons mais une bonne neige fraîche qui nous conduira le long du torrent jusqu’au replat qui s’ouvre largement sur une vallée aux paysages sauvages.

L’usine hydroélectrique est la seule présence sur cette balade, personne pour faire la causette, de la beauté sauvage seulement.

2ème jour :

Au matin, pendant le petit déjeuner nous avons la visite surprise des biches, un petit cadeau du ciel.

Nous partons sur la route de l’Izoard, future grande étape du tour de France Cycliste, en juillet prochain, avec pour la 1ère fois l’arrivée en altitude. Nous avons choisi d’aller sur la gauche après Cerviéres, dans la vallée des Fonts.

Si nous avions fait, précédemment, la partie plate, cette année nous avions pour objectif d’aller vers la cabane des Douaniers.

Haut lieu du ski de fond et du ski de randonnée, tracé et payant, nous avons passé la guérite qui contrôle les forfaits puis traversé un petit village avec sa chapelle avant de nous aventurer sur un parcours sauvage et pentu.

A l’heure du repas, le groupe profita d’un chalet qui nous aurait même offert le couchage si besoin.

Mais le temps exceptionnel, nous incitait à profiter du soleil face au massif Italien tout proche, nous étions dans une cabane de douanier.

Une vue grandiose sur la vallée des fonts et des skieurs de randonnée en hors-piste qui descendaient des sommets sur une neige vierge et encore excellente.

Nous faisions aussi notre hors-piste au point d’avoir les poids lourds qui s’enfonçaient jusqu’à la taille. Grand moment de rigolade.

Au retour, moment de panique, la neige craquait bizarrement sous nos pieds, Dany sort son GPS pour lancer le cri de guerre, nous sommes sur les eaux !!

En effet, nous étions au-dessus d’un lac marécageux, il fallait absolument rejoindre les près invisibles sous la couverture blanche.

Le soir, autre surprise, des Généracois qui en vacances, nous rendent visite, voilà bien une bonne raison pour arroser cette rencontre d’autant plus qu’ils sont d’anciens Bartassaïres.

3ème jour :

Le Briançonnais est une plaque tournante ouvrant sur plusieurs vallées alors autant en profiter pour rejoindre la Clarée.

Arrivé à Névache, il faut laisser le véhicule, chausser les raquettes pour s’enfoncer dans cet écrin blanc.

Nous avons fait la montée au soleil pour peaufiner notre bronzage car avec 3 jours ensoleillés, les couleurs ne sont pas dues aux apéros.

Après la halte de midi et un bon repas, nous revenons par le côté droit de la Clarée, une rivière limpide, tortueuse, sautant quelques chutes aux cascades bouillonnantes.

Voilà un passage très technique qui nécessite la vigilance de tous, ici la chute serait fatale, le bain garanti.

L’occasion pour faire les dernières photos de ce superbe week-end.

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dimanche 5 mars 2017

Eyguières, ou Lamanon, c'est selon.

CaptureUn bon moment déjà que nous n’avions pas usé nos semelles sur les calcaires des Alpilles.

C’est sans doute pourquoi Dany y a cherché là une rando qui ne serait ni ennuyeuse ni trop difficile, s’appuyant sur la beauté naturelle de cette petite montagne rendue célèbre par les célébrités (rassurez-vous nous n’en avons croisée aucune) qui y ont élu domicile.

Eyguières est l’un de ces villages en constante extension. Le cœur historique a su garder du charme mais rien de suranné, on n’y cultive pas la nostalgie (qui d’ailleurs n’est plus ce qu’elle était). C’est de là que nous partons vers le « Défens[1] d’Eyguières »

Nous avions déjà marché sur ces chemins, mais à partir de Lamanon, autre village, connu pour ses grottes troglodytes et aussi pour un fameux platane qui donnerait des complexes à bien des chênes… Nous le traverserons à nouveau.

Le climat devait être acceptable ! Il le fut les 2/3 du trajet, nous avons pu déjeuner en paix, survolés alors par un vol de cigognes, plein est.
Le troisième se fit sous un doux crachin qui nous aurait été bien agréable si le besoin s’était fait sentir. Il faut bien sortir les impers quelquefois.

La trace, en crête une grande partie du trajet, nous offres de belles vues vers le sud, Fos, Martigues et l’étang de Saint Chamas s’il avait existé[2] ; vers l’est et le Luberon, sans omettre maître Ventoux, au nord, toujours présent dans cette région, qui s’est pour, l’occasion, couronné d’une blanche crinière, histoire, peut-être de rendre hommage à nos mâles cheveux vieillissants.

Notons que le cercle s’agrandit, cette fois au moins. vous verrez sur les photos combien nous étions nombreux ; longtemps que nous n’avions atteints un tel score, ça nous ramène quelques années plus tôt, du temps où les bartassaïres avaient plus de vigueurs.

Le WE prochain, pas de rando puisque beaucoup d’entre nous chausserons les raquettes ?

A bientôt si vous le voulez bien.



[1] Un défens ou défends est, dans le français juridique de l'Ancien Régime, une terre close par le seigneur pour en interdire l'accès.

[2] D’aucuns le nomment « de Berre »

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lundi 20 février 2017

Le Lamalou

Capture

Bien modeste rivière que le Lamalou ; elle n’atteint même pas les 16 km et ce satisfait d’un débit moyen de 2 m3/s… Pas de quoi noyer un canard.
Pourtant, sans métaphore aucune, elle a su creuser son trou !
Fouillant, cavant, forant le calcaire tendre de la colline garriguesque, elle l’a déchirée comme de la vulgaire pâte à papier, créant dans un désordre superbe comme seule la nature sait en présenter, de grandes falaises chaotiques au flan desquelles nous nous glisserons de nos pas vieillissants.

Si cette partie de la rando ne représente que le tiers environ de la trace, elle en fut l’apogée… Bien qu’en creux.

Une journée comme celle-ci nous fait pardonner celles où, déjà deux fois cette année, il nous fallut annuler nos randos pour cause de temps inclément.
S’il fait frais dans le brouillard matinal de la vallée de l’Hérault, c’est très vite oublié dans la montée vers les sommets. C’est qu’il ne s’agit pas de découvrir directement la majesté du chambardement, il faut s’en approcher peu à peu, découvrir les prémices printaniers du fond des combes, là un bourgeon, ici les pointes hésitantes des futurs asphodèles qui pourraient passer pour des iris en devenir, ailleurs une fleur de ciste isolée… L’hiver serait-il terminé ?

Quelques minutes après que midi ait sonné aux églises trop éloignées pour être entendues ; nous nous installons sur un beau lapiaz formant balcon sur la berge du ravin[1]. Une pause-repas bienvenue avant de se lancer vers le bas ; les passages les plus délicats nous attendent.
Puis ce ne sont que pierres glissantes cachées sous les feuilles mortes de chênes blancs, hautes marches à descendre ou monter, c’est selon, sans cohérence ; buis bienvenus pour y accrocher nos mimines écorchées aux ronces naissantes, jusqu’à atteindre la rivière glougloutant les dernières pluies.
Nous sommes un peu en aval des arcs fameux qui donnent leur nom à ce lieu ; nous ne les verrons pas, ce n’est pas le but de la journée, puis il y a sans doute encore plus de monde que sur notre chemin. Difficile de faire 100 m sans croiser quelqu’un ; deux d’entre nous ont même reconnu les anciens maîtres d’école de leurs fils…. L’occasion d’une causette, d’un voyage quelques années plus jeunes…

Hésitant mais volontaire, le chemin quitte peu à peu le lit du Lamalou pour rejoindre le haut des collines. Les vues sont remarquables ! Pour les avoir arpentées en tous sens, on connait très bien l’essentiel de ces hautes collines bordant l’Hérault, nous les découvrons sous un autre point de vue, images du monde telles que devaient les voir nos ancêtres habitant les grottes des falaises qui nous guident.

Nous terminons en empruntant une route improbable puisqu’elle ne conduit à rien… Plus de sous ? Projet avorté ? Chantier inutile pour donner du travail ? Qui sait cette histoire ?

C’est une route qui démarre au bord de l’Hérault, sur l’actuelle D1, remonte sur les flancs de la combe Pluvieuse  pour aboutir nulle part contre une falaise. Quiconque sait nous narrer cette vaine entreprise gagne notre estime la plus sincère.



[1] Non ; je n’ai pas honte !

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lundi 30 janvier 2017

Tharaux

 

Tharaux

 

Savez-vous ce qu’est un Tharausien ou une Tharausienne ?

Moi non plus ! Jusqu'à pas plus tard qu’il y a 3 minutes j’ignorais que ce nom, car il s’agit de cela, existât. Notez la rareté du produit puisqu’ils ne sont qu’une petite soixantaine, les deux sexes rassemblés. Si diaspora il y a, elle ne doit pas remplir les stades.
Vous pensez qu’il est facile pour moi d’étaler ici ma très fraîche science ? Vous avez sans doute raison encore que, mesdames et messieurs, vous eussiez pu aller vous-même chercher ce renseignement de la plus haute importance ; merci wikisétou.

C’est sur les conseils de Michel que quelques bartassaïres se sont retrouvés de bonne heure sur le parking du cimetière de Thaurax ce dimanche…
Ah quel plaisir de reprendre enfin le cycle des randonnées interrompu par les fêtes, les attentes et le mauvais temps.
Thaurax est dans le Gard, dans la garrigue karstique que nous connaissons tous par cœur. Au pied de Méjannes le Clap, au bord de la rivière Cèze, grosse aujourd’hui des eaux des fontes neigeuses cévenoles dont les blancheurs immaculées barrent notre horizon, au nord. A gauche l’Aigoual, à droite le Lozère closent le panorama. Dommage que nous n’ayons pu en profiter davantage car les chemins se faufilaient presqu’en permanence sous les frondaisons des yeuses et autres arbousiers, limitant les vues lointaines. Un passage dans les buis veloutés de mousses ballantes à largement corrigé ce manque, ce ne sont que des mousses, rien que des mousses, mais quelles mousses…
Nous marchions ; là est l’essentiel ! Nous marchions de concert, heureux d’être ensemble le temps de la balade. Rien n’est meilleur pour chasser la mélancolie et le cholestérol.

Mille mercis Michel d’avoir ranimé la flamme.

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dimanche 18 décembre 2016

Le gouffre des espélugues

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La rando planifiée ce jour devait nous voir baguenauder sur  les sentiers du « mas de l’ancienne église ».
Or, la chose devint cocasse lorsque Dany découvrit que sous ce nom se cachait celle de la « Baume des Seynes » réalisée pas plus tard que dimanche dernier.

On vit des moments formidables…

Notre cornac fut donc conduit à modifier ses plans et trouver en toute hâte une sortie de fin d’année pas trop loin, pas trop longue, pas trop ardue…, pas trop tout quoi.

Il a parfaitement réussi dans cette entreprise, découvrant sur le site : « rando GPS », une boucle reliant les villages de La Calmette et Dions, via le gouffre des espélugues, immense aven très méga profond qu’on n’imagine pas là tant qu’on ne le voit pas.

Très agréable balade sinuant d’abord dans la gardonenque jusque sur le plateau de Saint Nicolas creusé par le Gardon. Nous ne sommes qu’à quelques encablures des gorges d’icelui.
Balade à peine perturbée par un puissant taureau paissant au milieu de notre chemin ! Nous fîmes un demi-tour prudent car les bêtes d’ici ne sont pas des vaches laitières, l’expérience nous montre qu’elles sont plus balaises que nous.

Voici donc terminé le cycle 2016. Le calendrier de début 2017 est bâti, il vous sera diffusé en temps utile, sachez néanmoins que la première rando est prévue le 22 janvier. Plus tôt n’est pas raisonnable, personne n’est présent.

Rendez vous en 2017 sur ce même blog.

Les BARTASSAIRES vous espèrent heureux pour cette période de fêtes que l’on voudrait joyeuses !

noel 2016

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dimanche 11 décembre 2016

Belvézet

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A-t-on vraiment conscience de la bonne fortune qui a nous a conduit à vivre dans cette région, par naissance ou bien par choix ?

Faute d’avoir connu d’autres cieux moins cléments, sans doute pas tous. Bénissons le ciel, nos parents ou la chance…

On geint souvent parce que le climat a empêché notre sortie dominicale ; néanmoins une journée comme aujourd’hui compense  toutes les précédentes gâchées. Ainsi vont les choses, un coup en haut, l’autre plus bas.

Nous étions à Belvézet ; vous connaissiez ?  Non ? Moi non plus !
Nous sommes dans le duché d’Uzès en direction de Méjannes le Clap. C’est de la garrigue, certes, mais de la garrigue aristocratique, noblesse oblige, une zone que nous n’avons guère pratiquée, c’est bien dommage car elle est très agréable, variée (c’est de la garrigue habitée), cultivée de vignes, de vergers, d’olivettes et blés, autour de nombreux villages et hameaux parfaitement réhabilités avec beaucoup de goût par les riches vacanciers attirés par l’Uzège.

Pas d’erreur de trajectoire, pas d’anecdote à médire, rien que du bonheur…

Merci M.

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dimanche 4 décembre 2016

Comps

Capture

 

Les sorties se suivent et ne se ressemblent pas !

Quoique on puisse discerner une similitude entre celle-ci et la précédente car ni l’une et ni l’autre n’ont respecté le projet initial.

La faute néanmoins, n’incombe pas cette fois au cornac mais aux chasseurs qui organisèrent une battue sur un territoire couvrant la plus belle zone à parcourir, écimant littéralement la rando en supprimant le panorama de « l’Aiguille », déjà connu de beaucoup certes, mais valant toujours le coup d’œil. Le Ventoux en fond de tableau, le confluent Rhône – Gardon au premier plan, Avignon, la Montagnette, les Alpilles… Une très belle vue, d’autant qu’il faisait presque beau.

Nous suivions un GR, un accord a pourtant été parachevé avec leur fédé…

Une anecdote qui aurait pu être un accident, alors qu’à quelques-uns nous cherchions sur la carte un parcours de subti susbti , une variante ; les bartas les plus proches se mirent à frissonner dans un froissement de branches… Quelques secondes seulement pour voir une énorme bestiasse foncer sur nous au sortir du fourré, changeant de direction à 90 degrés en nous découvrant… retournant illico dans la profonde garrigue.

Sans déc, il courrait à 40 ou 50 km/h ; n’imaginons même pas ce qui se serait produit s’il avait pris l’option tout droit.

Il aurait fait un Strike, sûr, mais dans quel état serions-nous parvenus à l’hôpital ?

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