CaptureUn bon moment déjà que nous n’avions pas usé nos semelles sur les calcaires des Alpilles.

C’est sans doute pourquoi Dany y a cherché là une rando qui ne serait ni ennuyeuse ni trop difficile, s’appuyant sur la beauté naturelle de cette petite montagne rendue célèbre par les célébrités (rassurez-vous nous n’en avons croisée aucune) qui y ont élu domicile.

Eyguières est l’un de ces villages en constante extension. Le cœur historique a su garder du charme mais rien de suranné, on n’y cultive pas la nostalgie (qui d’ailleurs n’est plus ce qu’elle était). C’est de là que nous partons vers le « Défens[1] d’Eyguières »

Nous avions déjà marché sur ces chemins, mais à partir de Lamanon, autre village, connu pour ses grottes troglodytes et aussi pour un fameux platane qui donnerait des complexes à bien des chênes… Nous le traverserons à nouveau.

Le climat devait être acceptable ! Il le fut les 2/3 du trajet, nous avons pu déjeuner en paix, survolés alors par un vol de cigognes, plein est.
Le troisième se fit sous un doux crachin qui nous aurait été bien agréable si le besoin s’était fait sentir. Il faut bien sortir les impers quelquefois.

La trace, en crête une grande partie du trajet, nous offres de belles vues vers le sud, Fos, Martigues et l’étang de Saint Chamas s’il avait existé[2] ; vers l’est et le Luberon, sans omettre maître Ventoux, au nord, toujours présent dans cette région, qui s’est pour, l’occasion, couronné d’une blanche crinière, histoire, peut-être de rendre hommage à nos mâles cheveux vieillissants.

Notons que le cercle s’agrandit, cette fois au moins. vous verrez sur les photos combien nous étions nombreux ; longtemps que nous n’avions atteints un tel score, ça nous ramène quelques années plus tôt, du temps où les bartassaïres avaient plus de vigueurs.

Le WE prochain, pas de rando puisque beaucoup d’entre nous chausserons les raquettes ?

A bientôt si vous le voulez bien.



[1] Un défens ou défends est, dans le français juridique de l'Ancien Régime, une terre close par le seigneur pour en interdire l'accès.

[2] D’aucuns le nomment « de Berre »