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Nos courts séjours printaniers, estivaux, automnaux ou raqueteaux sont nécessaires pour notre groupe randonneur, voire essentiels car c’est ici que se constituent les principes propices à la cohésion, au goût de l’entraide dans l’effort au rythme du plus faible du moment.

Après l’Ardèche l’an passé, c’est la Lozère qui nous reçoit ; au creux d’une belle vallée cachée au pied du mont éponyme, dans le village charmant de Vialas.
Nous passerons ici 3 jours, réunis sinon unis, loin des rumeurs médiatiques, des vaines agitations que l’on voudrait modernes, soumis aux senteurs de genets, des crottes d’ânes ou de moutons et des feuilles naissantes des châtaigniers dans le gîte bien nommé de Castagnol dont la principale activité est la mise à disposition d’ânes aux randonneurs. Merci pour leur accueil.

3 vraies sorties planifiées, les gorges du Rieutort, le rocher de Trenze, et Vimbouche.

On ne vit que de haut le fond des gorges de la rivière qui a donné son nom à la rando, un Rieutort parmi d’autres, celui-ci n’étant pas le plus célèbre. Mais qu’importe, grimper au flanc abrupts, dans les schistes d’abord pour aller sinuer entres les blocs ruiniformes des granits 700m plus haut, par un antique chemin muletiers, tout en calades, corniches taillées dans le roc et ponts immémoriaux franchissant des rus torrentueux gargouillant à bulles éclatées…

Le rocher de Trenze ne sera qu’un projet à remettre au calendrier tant il est alléchant.  Car il en est du temps comme des femmes, c’est lui qui commande aux hommes.
Les eaux du ciel ont décidé de se libérer ! Nous resterons alors enfermés au gîte après une tentative réussie de sortie humide pour visiter le village, qui vaut quelques minutes, et de ses alentours vers le col de la Banette, à Figerolle, en particulier ou un véritable artiste embellit son environnement en utilisant exclusivement la matière présente. Les photos parleront mieux que les mots.

Vimbouche, hameau choisi parmi d’autres pour nommer cette rando finale, plus courte, moins difficile sans toutefois être ouverte à tous, un certain aguerrissement étant nécessaire.

Nous avons basculé vers le sud de la banette, quelque part entre Alès et Florac, toujours au cœur du parc national des Cévennes. La neige est là, au-dessus de nous, délicatement déposée dans la nuit. Elle s’effacera durant notre ascension ne laissant que quelques taches au creux des roches. Encore une très jolie rando que l’on ne trouve sur aucun topo. L’occasion, une nouvelle fois, de douter des vertus du GPS dont la trace n’est que le résultat d’une lecture sur carte, parfois erronée, ne correspondant absolument pas avec la réalité du terrain, les chemins évoluant au gré des propriétaires et des usages.
On s’est un peu fourvoyé mais nous sommes des bartassaïres.