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Chacun sait qu’en provençal un Gaudre désigne un cours d'eau souvent à sec en été, à faible débit le reste de l'année.
Un ruisseau quoi !
Des petits ruisseaux, certes, mais qui avec patience et ténacité ont su creuser le fragile calcaire des Alpilles pour faire leur lit en de petits vallons que nous appellerions ici des valats, guère plus humides d’ailleurs.
Pas moins de 6 de ces gaudres barrèrent notre parcours sans que pour autant nous eussions le pied mouillé ; question de climat printanier. Suffisamment néanmoins pour que nous donnions ce nom, pas si usité, à la rando de ce dimanche, complété de la « crête » du massif de Baumayrane dominant les Baux de Provence, qui guida notre retour.

Jolie rando sans prétention, très agréable, variée, proposant des vues assez lointaines malgré une légère brume tenace que maître Mistral ne parvenait pas à brosser.

L’arrêt de la pause repas, à la cale, face au sud, dominant les Baux valait à lui seul le voyage, il y en a qui paieraient pour moins que ça.

C’est gratuit pour les bartassaïres.