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Pourquoi  n’y eut il pas de sortie automnale en 2015 ?

Pas fichu de s’en souvenir ; sans doute que personne n’avait formulé de proposition comme sait si bien le faire Michel.

Michel, notre cévenol grand teint !
Génétiquement pur, garanti bio ; il connait ses montagnes dans le détail de leurs vallées torrentueuses, des crêtes et des serres qui les orientent, leurs granits chaotiques, leurs schistes glissants ou grès si doux…

Il sait aussi les châtaigniers majestueux, les tortueux fayards  si beaux dans leur difformité, les genets impénétrables, les fougères bordées de bruyères…

En un mot son âme possède les Cévennes. Ou inversement…

Nous on suit, nous on aime !

Alors, lorsqu’il a proposé ce WE prolongé, on a dit oui à Dourbies.

30 habitants dans le village, 163 en dénombrant ceux résidant dans les hameaux et fermes alentours… Bien que la démographie n’y soit pas galopante, il est réputé comme centre de randonnées. La rivière éponyme rejoignant la Jonte, autre lieu mythique séparant les Cévennes des Causses, y est sans doute pour quelque chose.

Le regroupement effectué, un apéro un poil chiche pour 12 par la faute du président, un repas plantureux… il est temps de faire dormir les yeux dans l’une des deux chambres du gîte sympa qui nous est réservé.
Une pour les couples, l’autre pour les célibataires provisoires. Ou pas.

Il fait beau le samedi, objectif : le Saint Guiral.
Ce n’est pas le plus haut sommet du Lingas, mais l’excroissance sommitale très particulière qui le domine, un amas granitique érigé vers le ciel tel un mamelon turgescent, vaut que l’on s’y attarde. L’ascension finale, pas obligatoire, équivaut à un petit dessert en conclusion de la superbe marche d’approche. Longtemps nous marchâmes sur l’arrête délimitant l’Aigoual aux Causses. Un pas dans le Gard, un autre en Aveyron…
Belle idée que d’achever le parcours par une incursion jusqu’aux gorges de la Dourbies ; l’abîme après la cime.

Un autre apéro, un autre repas plus que copieux, et au pieu jusqu’au lendemain.
La crête du Suquet, tel est son nom, sera plus courte que la rando de la veille, normal, il nous faut rentrer à notre maison le soir, elle n’en fut pas moins belle puisque le soleil était là. Les photos parleront bien mieux que je ne le peux, visitez donc l’album…

Encore merci Michel, sans oublier la petite main sans laquelle rien n’aurait été diffusé… Merci Clo.